LA PLANÈTE CRI...

REFUGIÉS CLIMATIQUES...

20/04/2007, 20:14 .. 3 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article
Une étude publiée par les Nations Unies prévoit que 50 millions de personnes pourraient devenir des " réfugiés climatiques " d'ici 2010. L'organisation internationale plaide pour leur reconnaissance juridique, tandis qu'ONG et avocats se sont associés pour créer une " justice climatique ".

Publiée le 11 octobre dernier, une étude menée par l'Institut pour la sécurité environnementale et humaine (ISEH, Université des Nations Unies, Bonn) prévoit que la dégradation de l'environnement et les changements climatiques obligeront 50 millions de personnes dans le monde à devenir des réfugiés d'ici 2010. Les Nations Unies ont défini un statut pour ces individus " forcés de quitter leurs habitations traditionnelles d'une façon temporaire ou permanente, à cause d'une dégradation -naturelle ou humaine- nette de leur environnement qui bouleverse gravement leur cadre de vie et/ou qui déséquilibre sérieusement leur qualité de vie ".
 TERRITOIRES ET POPULATIONS MENACÉS


213 communautés en Alaska menacées par la montée annuelle croissante de la marée 
11 600 personnes sur l'île de Tuvalu menacées par l'élévation du niveau de la mer
100 millions de personnes menacées par l'élévation du niveau de la mer dans le monde
Expansion annuelle moyenne du désert de Gobi en Chine: 10 000 km2
Superficie des terres cultivées en Turquie victime d'érosion: 160 000 km2

Les populations touchées par la montée du niveau d'eau, la désertification, les canicules ou les inondations u des mers, la seront en effet, selon toute vraisemblance, obligés de quitter leurs régions d'origine, dès lors que les conditions environnementales seront devenues invivables. Le chiffre de 50 millions est justifié, selon Janos Bogardi, le directeur de l'Institut universitaire des Nations unies pour l'Environnement et la Sécurité Humaine, par " des craintes bien fondées selon lesquelles les populations fuyant des conditions environnementales invivables pourraient croître de façon exponentielle au cours des prochaines années, alors que la planète subit des effets du changement climatique et d'autres phénomènes comme la désertification ", a-t-il déclaré dans un communiqué. Le phénomène a, quoi qu'il en soit, commencé, puisque 20 millions de personnes, selon les chiffres de l'ONU, ont déjà été déplacées pour ces raisons -érosion des terres arables, pollution des nappes phréatiques, etc-. Tuvalu, un des plus petits pays au monde - un archipel constitué de 9 îles de 26 km2-  fournit le premier exemple de ce phénomène.
L'archipel est en effet voué à disparaître sous les eaux et ses 11 600 habitants seront les premiers " réfugiés " pour cause de changement climatique. La population cherche d'ores et déjà à s'établir ailleurs, et à recréer, le cas échéant, l'Etat de Tuvalu. Pour l'heure, un accord a été conclu avec la Nouvelle-Zélande pour l'accueil de ces réfugiés. Parmi les zones géographiques à haut risque, l'étude des Nations Unies mentionne l'avancée de plus de 10.000 km2 par an du désert de Gobi en Chine, menaçant de nombreux villages, l'érosion accélérée des sols cultivables en Turquie, la salinisation de la moitié des terres arables irriguées en Egypte et la hausse du niveau des océans
dans le Pacifique.

Quel statut ?

Anticipant les futurs déplacements d'autres populations, l'ONU plaide pour une reconnaissance juridique internationale de ce nouveau type de réfugiés, ignorés à l'heure actuelle par les conventions internationales. Devant les mouvements massifs de population à venir, il est urgent que les Etats s'organisent, prévient l'organisation, qui demande que " cette nouvelle catégorie de réfugiés environnementaux puisse trouver une place dans le cadre d'accords internationaux existants ". Etablir un tel statut reste cependant une question très compliquée. Le terme de " réfugiés environnementaux " occulte en effet la question des responsabilités économiques et politiques qui seraient à l'origine de ces déplacements. Pour le sous-secrétaire général des Nations unies, Hans van Ginkel, " il s'agit d'un enjeu très complexe, les institutions internationales étant déjà débordées par les demandes des réfugiés tel que définis en 1951. Nous devrions cependant nous préparer dès maintenant à définir, intégrer et accommoder cette nouvelle frange de réfugiés au sein des accords internationaux ". Les réfugiés environnementaux seront-ils reconnus comme une nouvelle catégorie de réfugiés politiques ou économiques ? La question fait débat et un travail de concertation est en cours pour préciser leur statut. D'autant que leur reconnaissance légale impliquera de facto une assistance, voire comme le demandent les ONG, une compensation financière des dommages subis, dès lors que les responsabilités économiques ou politiques seraient établies. Créé dans cet objectif, le programme " Climate justice " réunit 70 ONG -dont les Amis de la Terre, Greenpeace, le WWF et de nombreuses ONG des pays du Sud- et des associations de juristes. " La justice climatique représente une demande nouvelle en raison de violations de plus en plus fréquentes des droits de l'homme associées au changement climatique ", expliquent les Amis de la Terre. Plusieurs plaintes ont déjà été déposées. Au Niger, le programme Justice Climatique s'est associé, dans une plainte, aux communautés locales " dont le cadre de vie est en train d'être détruit par les pollutions des sociétés pétrolières ". La même démarche est en cours au Népal avec les communautés de l'Himalaya menacées par la fonte des lacs.

Les déserts seraient-ils une nouvelle tendance en Amérique du Sud... ? Paraguay, Un désert vert : le phénomène de la sojisation au Paraguay, qui concerne la monoculture de soja transgénique, en voici un deuxième, qui lui fait référence à la monoculture d’eucalyptus et de pins canadiens au Brésil, en Argentine et au Paraguay...

Un désert d'eucalyptus...

Présentement, dans diverses régions du Brésil (principalement cinq états), un nouveau projet économique est en développement. Il consiste à exploiter en monoculture de l’eucalyptus et du pin, dans l’objectif d’en produire de la cellulose et du bois.
Dans la partie Sud du Brésil, ces plantations se font principalement dans la Pampa, qui est le milieu naturel qui prédomine dans la région. Ce milieu est caractérisé par peu de végétation et la présence d’une herbe de qualité, idéal pour élever le bétail (activité économique traditionnelle), mais dans l’œil des entreprises, on y voit l’espace recherché pour planter des arbres en série.

L’industrie de l’eucalyptus a des grandes conséquences environnementales, sociales, économiques, culturelles et politiques non seulement sur la région, mais aussi sur tout le pays, ainsi que sur le monde.

Question environnementale

Premièrement, du point de vue environnemental, il faut dire qu’on choisit l’eucalyptus parce qu’il pousse très rapidement. En 8-12 ans, les arbres atteignent leur maturité et peuvent être coupés.

Toutefois, ils sont des grands consommateurs d’eau : ça tourne autour de 30L d’eau par jour, par arbre. Justement, dans le sous-sol des régions de plantation, il y a l’Aquifero Guarani, qui est une des plus grandes réserves d’eau douce au monde. Pas besoin de dire que cette réserve est menacée par la culture d’eucalyptus.

Aussi, le fait de cultiver en monoculture, évidemment, menace énormément la biodiversité de la région, et ce malgré le fait que les entreprises qui exploitent se défendent en disant qu’ils ont tous les sceaux environnementaux et respectent toutes les normes auxquelles ils sont soumis.

Faut aussi dire que ces arbres ne sont pas d’ici, ils sont exotiques. Ça fait longtemps que l’eucalyptus a été introduit dans la région, mais c’est la première fois qu’on en fait une culture aussi intensive, donc on connaît pas encore toutes les conséquences environnementales à moyen et long terme que ça peut avoir.

Pour ce qui est du sol, l’eucalyptus a des racines superficielles ce qui fait qu’ils vident le sol de ses nutriments et laissent la terre en superficie complètement morte… d’où, entre autres, l’expression « Désert vert »…

Ce qu’il faut comprendre aussi, surtout, c’est que ces grandes plantations sont vues comme une espèce de reforestation, et que ce type d’industrie peut servir, pour des pays pollueurs comme le Canada ou les Etats-Unis, de “crédits” pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre... En extrapolant, la monoculture d’eucalyptus en Amérique latine peut même aller jusqu’à « légitimer » l’abstention des Etats-Unis de signer le Protocole de Kyoto, soit contribuer directement à l’émission de gaz à effet de serre au niveau mondial... Pensons-y !!

LE REQUIN EN VOIE DE DISPARITION...

4/04/2007, 22:50 .. 4 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

                    La pêche industriel

    Pêche industrielle excessive et mal réglementée, trophée prisé de pêche sportive, pollution des mers et modification de l'habitat marin, sont les principales raisons de sa raréfaction. Aujourd'hui, le Grand Requin Blanc est la victime; il a rejoint la liste des espèces menacées. Heureusement protégé par certaines nations du monde (principalement les États-Unis, l'Australie et l'Afrique du Sud), sa population s'est stabilisée.

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    Certains pays s'obstinent encore à pêcher les requins en masse et mettent en danger non seulement le Grand Blanc, mais plus de 40 autres espèces. Quel est le prédateur le plus à craindre ici? Une cinquantaine d'attaques de requins sur les humains sont recensées en moyenne chaque année dans le monde et font en moyenne 6 victimes. En comparaison, il a été estimé que 100 millions de requins sont tués par les humains tous les ans aux quatre coins du globe! à ce rythme là, nous (humains) mettons en danger l'équilibre de l'écosystème marin.

     les yeux: fabrication de cornée pour transplantations.
    -    le cartilage: traitements pharmaceutiques (brûlures) et fabrication de produits biochimiques.
    -    les nageoires: utilisation culinaire (soupes).
    -    la peau: cuir, abrasifs, chagrin.
    -    la chair: viande consommable, nourriture pour les animaux, engrais et fertilisants.
    -    le foie: vitamines A et D, scalène, huile utilisée pour la création de lubrifiants, de peintures, de cosmétiques...
    -    l'estomac: création de plastomères, nourriture.
    -    le sang: anticoagulants.
    -    la mâchoire et les dents: bijoux, bibelots et armes.

Aujourd'hui, il est très possible de créer des produits de synthèse (huiles, tissus, vitamines, etc...) sans avoir a puiser dans les produits animaliers.

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Où vit-il ?

Son seul prédateur, l'homme
La chair du requin est appréciée et utilisée pour les engrais et les fertilisants ; les ailerons, la peau, les dents, les cartilages sont également vendus car ils sont utilisés dans la fabrication de médicaments. La pollution perturbe les cycles de reproduction. Sa capture est devenue un véritable exploit depuis 1975, date de sortie du premier volet des "Dents de la mer", de Steven Spielberg.

A savoir
Le grand requin blanc est capable de détecter une goutte de sang dans 4 600 000 litres d'eau ! Cependant, sa réputation de "mangeur d'hommes" est usurpée : le grand requin blanc, comme les autres espèces, n'apprécie guère la chair humaine, et il confond souvent les phoques et les planches des surfeurs !

Dans toutes les mers tempérées, jusqu'en Alaska. On le retrouve sur les côtes de Californie, d'Australie méridionale, de Nouvelle-Zélande et d'Afrique du Sud.

Combien en reste-il aujourd'hui ?
Depuis 15 ans, la population des grands requins blancs a diminué de presque 80%. Chaque année, toute espèce confondue (plus de 380 espèces en tout), plus de 100 millions de requins sont tués, mais ce chiffre est certainement sous-estimé.

NOUVEAUTÉ

4/04/2007, 14:36 .. 1 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

 STYLO BIODÉGRADABLE

PROTEGEONS ENSEMBLE L’ENVIRONNEMENT EN OFFRANT UN STYLO DESIGN A UN PRIX ECONOMIQUE ! 

 

L’avenir de notre planète se joue aujourd’hui… Devenez acteur de votre époque : faites de votre communication un engagement !

 

Grâce au PLA de Maïs ( résine polilactide de maïs ), nous avons la possibilité de fabriquer nos stylos dans des coloris transparents givrés; ce qui n’est pas le cas en l’occurrence avec l’extrait d’amidon de maïs.

 

De plus, le PLA offre une prise en main exceptionnelle car le poids du stylo est identique à un stylo normal en plastique dérivé du pétrole.

 

Une comparaison très simple : En produisant 5 millions de stylos en plastique ou 50 000 kg de stylos, nous utilisons 85000 litres de pétrole ; ce qui est l’équivalent d’une nouvelle voiture utilisant de l’essence sur une distance d’1 100 000 km en Europe. Mon pot de fleurs est devenu une plantation de stylos. Inimaginable, non ? Pas tant que ça.
Aujourd’hui, un stylo « jetable » peut être « recyclable ». Seule la chimie végétale pouvait donner à un objet usuel une seconde vie … naturelle
 


ATTENTION, SAUVONS ORFORD./ L'EAU...

23/03/2007, 17:52 .. 2 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

 


L' EAU...

 Eau Potable

Aujourd'hui, l'accès à l'eau potable fait défaut à plus d'un milliard de personnes. Au cours des 25 prochaines années, le tiers de la population mondiale fera face à une grave pénurie d'eau. De toute évidence, les inégalités quant à la disponibilité et à l'approvisionnement d'eau douce sont une question de vie ou de mort, et constituent, en matière de gouvernance, un des impératifs les plus catégoriques de notre temps.

Toutes les eaux de la nature ne sont pas bonnes à boire. Même une eau d’apparence limpide transporte en son sein toutes sortes de substances inertes et vivantes, dont certaines peuvent être nocives pour l’organisme humain. Ces substances proviennent soit du milieu physique dans lequel l’eau a évolué, soit des rejets de certaines activités humaines dont l’eau est devenue le réceptacle. L’eau est ainsi le vecteur de transmission privilégié de nombreuses maladies.
Pour pouvoir être consommée sans danger, l’eau doit donc être traitée. Mais la pollution croissante des réserves rend cette opération de plus en plus délicate, obligeant les traiteurs d’eau à constamment innover. Les techniques ont d’ailleurs beaucoup évolué, faisant aujourd’hui du traitement de l’eau une industrie de pointe. L’eau pure est un concept abstrait inventé par les chimistes : une eau chimiquement pure serait une eau qui ne contiendrait que des molécules d’eau. Or une telle eau n’existe pas dans la nature car l’eau est un trop bon solvant.

L’eau est une substance indispensable à la pérennité de tous les êtres vivants : hommes, animaux et plantes, tous ont besoin de leur ration quotidienne d’eau.
Mais l’eau est également une ressource essentielle au développement des sociétés humaines. Celles-ci se sont d’ailleurs fixées de tout temps au bord des cours d’eau comme l’atteste l’implantation de la très grande majorité des centres urbains. Grâce à ses propriétés exceptionnelles, l’eau est en effet nécessaire à toutes les activités humaines, ou quasiment.
Ses usages se sont d’ailleurs intensifiés et les volumes d’eau utilisés par l’homme ont décuplé depuis le début du XXe siècle. L’eau potable à domicile et au robinet est une invention récente qui, aujourd’hui encore, est loin d’être répandue dans le monde entier.

Cet accès facilité à l’eau potable en a stimulé la consommation qui depuis deux siècles est en augmentation constante. À Paris, par exemple, la consommation est 35 fois plus élevée aujourd’hui qu’au XVIIIe siècle ! Mais si l’entrée de l’eau dans les maisons en a favorisé la consommation, celle-ci s’est aussi considérablement accrue avec l’installation progressive de tout un confort moderne : le lavabo, la douche puis la baignoire, le tout-à-l’égout et les toilettes. Plus récemment lave-linge et lave-vaisselle ont également contribué à cette accélération. On estime en effet que s’il suffit de quelques litres d’eau pour se laver au lavabo avec un gant, une douche d’une durée de quatre à cinq minutes consomme de 30 à 80 litres et un bain de 150 à 200 litres. De même, laver la vaisselle en machine consomme plus d’eau que de la laver à la main. À tout cela, il faut encore ajouter le nombre croissant de jardinets à arroser et de piscines privées à remplir, la consommation moyenne en eau d’une piscine pour un remplissage s’évaluant à plusieurs milliers de litres.

Cependant, toutes les populations du globe ne disposent pas du même confort. La consommation en eau domestique dans le monde est donc très inégale, d’autant plus importante que le niveau de vie des populations est élevé, les pays industrialisés, qui la gaspillent sans compter, caracolant loin devant les autres nations. Bien que très difficile à évaluer du fait de la multiplicité des usages, la consommation totale en eau domestique dans le monde est estimée en moyenne à 40 litres d’eau par jour et par habitant. Mais, alors qu’en moyenne un agriculteur malgache consomme 10 litres d’eau par jour, un Parisien a besoin de 240 litres d’eau pour son usage personnel, le commerce et l’artisanat urbains, et l’entretien des rues. Quant au citadin américain, il consomme plus de 600 litres !
Malgré cette augmentation vertigineuse, la consommation d’eau domestique, loin d’être négligeable, n’est pas la plus importante.
    

                 Quantité moyenne d’eau, exprimée en litres, nécessaire à :
                                                     
      
                               

une chasse d’eau 10 - 12
une douche 30 - 80
un bain
150 - 200
une lessive 80 - 120
une vaisselle 5 - 15
un cycle de lave-vaisselle 13 - 21

Les femmes du Kerala contre Coca-Cola

Plus d’un millier de membres de communautés indiennes lésées par le groupe Coca-Cola se sont rassemblés à l’occasion d’une marche pour la fermeture de l’usine de Coca-Cola située à Mehdiganj, près de la ville sainte de Varanasi.

La marche était partie 10 jours plus tôt de Ballia, une ville située à 250 km où est installée une autre usine d’embouteillage de Coca-Cola. Le but était d’attirer l’attention sur les conséquences négatives de l’implantation du groupe Coca-Cola sur les communautés indiennes.

Partout en Inde, les communautés vivant à proximité d’usines d’embouteillage de Coca-Cola sont touchées par de graves pénuries d’eau, auxquelles vient s’ajouter la pollution des nappes phréatiques et des sols, conséquence directe de l’activité des usines sur des terres occupées illégalement par le groupe. De plus, des tests ont confirmé qu’en Inde, les produits Coca-Cola contiennent des taux de pesticides élevés, notamment de la DDT, dans des proportions parfois 30 fois supérieures aux taux autorisés par les normes américaines et européennes. Le groupe Coca-Cola distribuait également les déchets toxiques produits par ses usines aux fermiers indiens, y compris à Mehdiganj, en les faisant passer pour des "engrais".

La marche, qui regroupait pour plus de la moitié des femmes et des jeunes, était festive, colorée et pacifique. Les marcheurs ont été accueillis à l’usine d’embouteillage par des policiers armés de pistolets et de matraques, et vêtus de tenues anti-émeute. Les uns après les autres, les orateurs ont dénoncé les pratiques illégales du groupe Coca-Cola dans la région et partout en Inde. Ils ont évoqué les dommages immenses subis par les communautés indiennes résultant des pénuries d’eau, de la pollution et de la perte des terres. Les fermiers de la région et dans tout le pays sont particulièrement affectés par ces pratiques.

Alors que le rassemblement touchait à sa fin, les marcheurs se sont dirigés vers les grilles de l’usine situées à une centaine de mètres du lieu de rassemblement. Les policiers armés ont réagi violemment et rapidement, sans avertissement. Ils ont chargé les marcheurs à coups de lathi (matraque). De nombreuses femmes, en particulier, sont devenues la cible des officiers de police masculins qui les ont frappées sans s’arrêter. Les policiers ont également pourchassé dans les champs alentour les gens qui fuyaient le lieu des violences afin de les frapper. Un moine bouddhiste a également été attaqué par la police qui n’a montré aucun égard pour qui que ce soit.

Les attaques ont été ordonnées par M. Tahir Iqbal, Juge de Paix Suppléant . Plus de 350 marcheurs ont été arrêtés, parmi lesquels une centaine de blessés. Ils ont été détenus toute la nuit sans qu’aucun procès-verbal n’ait été dressé. Les procès-verbaux n’ont été dressés que le lendemain, et les marcheurs ont tous été maintenus en prison.

"Coca-Cola vole notre eau, nos terres, et ils s’en sortent légalement. Et ils qualifient d’illégale notre lutte pour notre survie, pour notre existence," explique Nandlal Master, l’un des organisateurs de la marche, membre de l’association Lok Samiti et de la National Alliance of People’s Movements. "Nous n’acceptons pas cela, et notre lutte l’emportera," poursuit Nandlal Master.

La répression violente de la marche et du rassemblement à Mehdiganj n’a rien de nouveau - des manifestants ont déjà été violemment attaqués par des policiers armés en septembre 2003. D’autres luttes contre le groupe Coca-Cola en Inde sont de plus en plus souvent réprimées dans la violence. La condamnation des actions policières violentes approche. "L’attaque violente menée contre la manifestation pacifique contre Coca-Cola est bien sûr choquante, mais elle n’est pas surprenante. Coca-Cola opère en toute impunité, et la violence fait partie intégrante de la façon dont le groupe mène ses affaires dans le monde entier," a affirmé Amit Srivastava, membre de l’ONG India Resource Center également présent au rassemblement. M. Srivastava faisait allusion à la campagne internationale menée pour que le groupe Coca-Cola rende compte de ses actions

Les groupes locaux de lutte contre les pratiques abusives de Coca-Cola en Inde et le syndicat colombien Sinaltrainal ont unis leurs forces à l’occasion de cette campagne. Le syndicat United Steelworkers of America a entamé des poursuites contre le groupe Coca-Cola aux Etats-Unis au nom de Sinaltrainal, accusant le groupe de complicité de meurtre, de torture et d’intimidation de délégués syndicaux au sein des usines d’embouteillage de Coca-Cola.

Bolivie : la seconde guerre de l’eau

Il y a cinq ans, le problème de la privatisation de l’eau a explosé à Cochabamba (état du Chapare, Bolivie) lorsque des protestations de masse ont obligé le géant californien Bechtel à se retirer. Quelques semaines après avoir pris la direction de la société des eaux de la ville, Bechtel avait augmenté les tarifs, allant jusqu’à les doubler, ce qui dépassait de beaucoup les moyens des habitants les plus démunis. Aujourd’hui une nouvelle révolte au sujet de l’eau est en préparation en Bolivie, à deux cents miles (320 km) au nord, dans la ville de El Alto (voisine de la capitale La Paz), grosse banlieue en plein essor située à 10.000 pieds (3 000 m) d’altitude dont la population est constituée de familles précarisées qui arrivent par vagues d’une campagne sans espoir sur le plan économique. Comme à Cochabamba, la compagnie publique des eaux commune à El Alto et à sa voisine La Paz - la capitale - a été privatisée en 1997 lorsque la Banque mondiale a posé la privatisation de l’eau comme condition à un prêt au gouvernement bolivien. Aguas del Ilimani, le consortium privé qui a pris le contrôle de l’eau, appartient conjointement au géant français de l’eau Suez et à plusieurs actionnaires minoritaires, dont un « bras » de la Banque mondiale. Des associations représentant la population locale de El Alto reprochent à Aguas del Ilimani d’avoir augmenté le prix de l’eau de 35% depuis le rachat, indexant les tarifs sur le dollar. Les nouveaux foyers qui se relient à l’eau et au tout-à-l’égout doivent s’acquitter de plus de 445 dollars, somme qui équivaut à plus de six mois de travail au salaire minimum national. Ce qui est plus grave, s’accordent à dire les militants de l’eau de El Alto et le gouvernement, c’est que l’entreprise a laissé plus de 200.000 personnes totalement privées d’accès à l’eau en n’étendant pas le réseau de distribution aux banlieues, sans cesse plus étendues, de la municipalité. « Sans eau, pas de vie ; donc en réalité c’est de vie que la compagnie des eaux prive la population de El Alto », déclare Julian Perez, conseiller de la Fédération des quartiers d’El Alto. L’absence d’eau propre est une des principales causes de maladie infantile en Bolivie où presque un enfant sur dix meurt avant cinq ans. Les familles qui vivent dans les banlieues de El Alto dépendent de l’eau de puits qui, disent les associations, est contaminée par des polluants industriels. « Aguas de Ilimani s’était engagé à couvrir toute la ville de El Alto et ils n’ont pas tenu leurs engagements », dit Perez. Les organisations locales préparent maintenant une action publique de masse en janvier pour reprendre de force la compagnie des eaux, à moins que le gouvernement bolivien n’entame un processus d’annulation du contrat de Suez et ne re-nationalise la compagnie des eaux de El Alto. « Dès que la mobilisation aura commencé, nous mènerons la lutte jusqu’au bout », avertit Perez. « Ce sera tout ou rien ». L’entreprise nie avoir laissé sans eau de nombreux résidents. Elle estime à environ 30.000 le nombre de gens qui habitent des zones non desservies par le réseau et affirme ne pas être dans l’obligation de leur fournir ses services. « C’est là que s’arrêtent les obligations contractuelles de la concession », dit Alberto Chávez Vargas, directeur exécutif des opérations de l’entreprise. « L’entreprise ne saurait être soumise à des obligations qui ne figurent pas dans le contrat ». Les représentants du gouvernement bolivien sont d’accord avec les organisations locales : le contrat de Suez cause du tort aux habitants de El Alto. « Ce contrat est inacceptable. Il laisse 200.000 personnes privées d’eau », déclare Jose Barragán, le vice-ministre des Services de base qui négocie avec les organisations de El Alto. « Si la compagnie accepte de fournir ses services à 200.000 personnes supplémentaires, on va pouvoir discuter. Si Aguas de Ilimani refuse de résoudre ce problème, je me joindrai aux habitants de El Alto et j’exigerai le départ de la compagnie ». Les évènements qui se sont déroulés à Cochabamba il y a cinq ans jettent une ombre sur la nouvelle révolte qui se prépare dans le Nord. Le gouvernement aussi bien que les dirigeants des organisations locales se disent désireux de résoudre la crise en évitant le type de violente répression gouvernementale qui s’était soldée par la mort d’un jeune homme de 17 ans et qui avait fait plus d’une centaine de blessés. Les dirigeants de la révolte de l’eau de Cochabamba communiquent aussi activement avec leurs homologues de El Alto. « La prise des installations par la force constituerait une preuve d’insécurité sur le plan légal et par conséquent serait considérée comme allant à l’encontre des clauses du contrat [signé par le gouvernement ] », ajoute Chávez Vargas. « La compagnie se verrait alors dans l’obligation de prendre toutes les dispositions légales qui s’imposent afin de faire respecter ses droits ». Suez et ses co-actionnaires, cependant, peuvent tirer une leçon de la révolte de Cochabamba et de ses retombées. Après le départ forcé de Bechtel, la compagnie et ses actionnaires ont intenté une action en justice, réclamant à la Bolivie 25 millions de dollars de dédommagements auprès d’un très discret tribunal de commerce dépendant de la Banque mondiale. Cette requête - qui excède de beaucoup toute estimation raisonnable des investissements réalisés par la compagnie - a provoqué une tempête de protestations internationales et a gravement porté atteinte à l’image publique de Bechtel. La semaine dernière, Barragán, qui s’occupe aussi de l’affaire Bechtel, a révélé que la compagnie désire renoncer à ses exigences en échange de dommages et intérêts symboliques (30 cents). D’après Barragán, le pas en arrière de Bechtel est retardé par l’un de ses partenaires de la compagnie des eaux de Cochabamba : Abengoa, une société espagnole. Abengoa se trouve maintenant dans le collimateur de groupes qui militent pour la justice sociale de nombreux pays, qui font actuellement pression sur la société basée à Séville afin que celle-ci renonce à exiger que les pauvres du Brésil lui versent des millions de dollars.

 

 

 

« L’ACCES A L’EAU EST UN DROIT HUMAIN FONDAMENTAL »

Déclaration de José Bové :

Jeudi 22 mars est consacré « journée mondiale de l’eau ». L’accès à l’eau potable est devenu un problème mondial. Non seulement du fait de l’augmentation de la population, de la déforestation, de la pollution, d’un usage intensif de l’eau dans certaines activités utiles ou qui le sont beaucoup moins, mais également du fait de la privatisation de la distribution d’eau. Ce phénomène mondialisé de privatisation impulsé sous la pression des firmes multinationales remet radicalement en cause l’accès égal pour tous à un élément vital pour la vie. La vie des humains, mais également la vie de leur environnement végétal et animal. Lié aux revenus dont les humains disposent, cet accès privatisé représente aujourd’hui une menace majeure pour les conditions d’existence de milliards d’habitants de la planète.

Or, l’Union européenne est le fer de lance de cette privatisation. Avec le soutien quasi inconditionnel des 27 gouvernements, la Commission Européenne utilise la problématique de la création d’un marché unique des services pour pousser à la privatisation de la distribution d’eau dans les différents pays de l’Union.

Elle se sert des négociations commerciales internationales pour demander aux pays en voie de développement d’ouvrir leur secteur de l’eau aux multinationales européennes. Cela se passe par le biais des négociations à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre des négociations quasi permanentes sur la mise en œuvre de l’Accord générale sur le commerce des services (AGCS). Cela se passe aussi dans le cadre de négociations en vue de créer des zones de libre-échange avec les anciennes colonies européennes et en particulier avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique divisés arbitrairement par les Européens en six zones auxquels la Commission s’emploie à imposer ce qu’elle ose appeler des « accords de partenariat économique ». Il en va de même de négociations avec les pays du bassin méditerranéen et ceux de l’Asie du Sud-Est.

L’argument selon lequel le processus de libéralisation stimulerait l’économie et serait bénéfique pour les consommateurs ne résiste pas à l’examen : dans la plupart des cas, on assiste à un transfert d’un monopole public qui assurait jusqu’ici une eau de qualité à un prix raisonnable distribuée sur l’étendue du territoire à un monopole privé qui fournit une eau de médiocre qualité à un prix supérieur sans garantir la distribution sur l’ensemble du territoire.

Ce qui n’empêche pas la Commission européenne de poursuivre son offensive néo-libérale : des pressions considérables sont faites avec son appui sur les collectivités locales en Europe pour qu’elles cèdent la distribution d’eau aux firmes privées ; les négociateurs européens exigent l’ouverture des marchés des pays du Sud aux firmes privées européennes ; l’argent de l’aide au développement est utilisé pour favoriser le secteur privé au détriment d’investissements publics dans la distribution de l’eau.

Nous demandons l’arrêt immédiat des pressions de la Commission européenne en faveur de la libéralisation de l’eau.

Nous réclamons la reconnaissance de l’accès à l’eau comme un droit humain fondamental.

Nous dénonçons les gouvernements et les partis politiques qui apportent un soutien constant aux pressions exercées par la Commission européenne

 

 

LE QUÉBEC ET L'ENVIRONMENT

11/03/2007, 12:54 .. 0 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

Le Québec saura faire, il ne se laissera pas faire.....il fait attention a son environment.

L’accélération de la croissance démographique, la consommation effrénée des ressources de la planète de même que l’occupation du territoire par les populations humaines ont entraîné la pollution, la destruction des habitats naturels et la disparition de nombreuses espèces vivantes partout dans le monde.Le Québec n’est pas exclu de ce phénomène; le grand pingouin, l’eider du Labrador et la tourte comptent parmi les victimes récentes de ce mal planétaire. Ces oiseaux ont non seulement disparu de notre territoire, mais ils ont été exterminés de la surface de la terre, en seulement quelques années. Certaines espèces, plus chanceuses, comme le wapiti et le cygne trompette, ont disparu de notre territoire, mais subsistent en petits nombres ailleurs. De nos jours, plusieurs centaines de plantes et des dizaines d’animaux se retrouvent sur la liste des espèces en situation précaire au Québec. Afin d’endiguer ce phénomène alarmant, de nombreuses actions ont été entreprises au Québec.

En 1974, le Québec adopte la Loi sur les réserves écologiques dont l’un des objectifs vise la protection des espèces menacées. En 1978, est créée la réserve écologique du Pin-rigide, soit la première réserve écologique protégeant un arbre rare. En 1981, la parc de conservation de la Gaspésie est constitué afin de sauvegarder une population distincte de caribou et son habitat. Des parcs et des réserves sont ainsi créés dans le but de protéger certains éléments exceptionnels du patrimoine naturel du Québec. Enfin, et c’est là un événement majeur, le gouvernement du Québec adopte en 1989 la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, en réaction aux menaces croissantes qui mettent en péril l’intégrité de la biodiversité du Québec et en réponse aux demandes pressantes des environnementalistes. Quelques faits de la mise en œuvre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables retiennent l’attention :

La protection, un véritable enjeu

Les espèces désignées ou susceptibles de l’être ont fait l’objet de multiples interventions visant à en assurer leur protection ou leur rétablissement.

. Des mesures ont également été mises en place afin d’assurer la survie des espèces en difficulté: la protection des sites de nidification du pluvier siffleur, l’interdiction de la pêche et la protection de l'habitat du chevalier cuivré, l’interdiction de chasser ou de déranger les bélugas du Saint-Laurent, les campagnes annuelles d’information rappelant l’interdiction de faire le commerce de l'ail des bois, les ententes de conservation pour la protection de l'habitat du gailussaquier nain, la constitution des réserves écologiques de Pointe-Platon et Fernald, dont la création a permis la protection des colonies importantes de certaines espèces floristiques en situation précaire.

Pour la faune…Tortue des bois - Photo Fred Klus

Au Québec, la gestion de la plupart des ressources biologiques est de juridiction provinciale ou territoriale, à l’exception des oiseaux migrateurs et des organismes marins qui sont de responsabilité fédérale. Avant même l’adoption d’une loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables, l’ensemble des vertébrés en péril bénéficiaient de certaines mesures de protection en vertu de la Loi québécoises sur la qualité de l’environnement, de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, ainsi que du Règlement de pêche du Québec.

Au Québec, 76 espèces ou populations animales sont considérées en difficulté, ce qui représente plus de 10 % de la faune vertébrée. La majorité d’entre elles sont des oiseaux ou des mammifères. Toutefois, les amphibiens et les reptiles constituent les classes les plus largement touchées avec plus de la moitié de leurs espèces inscrites sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables. Des 76 espèces ou populations en difficulté :

  • 34 espèces ont fait l'objet d'études ou d'inventaires particuliers;
  • 19 ont fait l'objet d’un rapport de situation;
  • 14 ont fait l’objet d’un plan d’action spécifique (en collaboration dans certains cas avec le gouvernement fédéral, les provinces limitrophes et des partenaires non-gouvernementaux);
  • 13 bénéficient de mesures particulières de protection de leur l’habitat ;
  • 10 espèces sont en processus de désignation;
  • le chevalier cuivré est légalement désigné espèce menacée.

Signalons par ailleurs que des campagnes d’information spécifiques ont été réalisées pour une dizaine d’espèces dont le béluga du Saint-Laurent, le caribou de la Gaspésie, le carcajou, la tortue-molle à épine, la tortue des bois et le chevalier cuivré, sans compter les multiples interventions médiatiques touchant l’ensemble des espèces menacées ou vulnérables.

Et pour la flore…

Toutes les espèces végétales, sauf les plantes marines mentionnées dans la Loi fédérale sur les pêches, sont de juridiction provinciale. Actuellement il n’existe pas, comme chez les animaux, de plantes menacées ou vulnérables sous responsabilité fédérale. La Loi sur les réserves écologiques et la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables sont uniques dans le domaine de la protection de la flore au Québec.

Ginseng - Photo D. CharronParmi les 374 espèces de plantes menacées ou vulnérables :

  • 178 ont fait l’objet d’inventaires ou d’études spécifiques,
  • 41 ont fait l’objet d’un rapport de situation et d’une évaluation par le comité aviseur;
  • 19 espèces ont été désignées espèces menacées ou espèces vulnérables;
  • 14 autres sont en processus de désignation.

Des mesures spéciales de protection de l’habitat ou des populations ont été mises en œuvre pour 55 espèces, par exemple l’arisème dragon, la carmantine d'Amérique et le polystic des rochers. L’ail des bois est désigné espèce vulnérable et le ginseng à cinq folioles pourrait être bientôt désigné espèce menacée. Pour ces deux dernières espèces, le commerce des spécimens cueillis en milieu naturel est proscrit.

Quant à la flore, un effort d'information et de sensibilisation du public a aussi été réalisé en collaboration avec divers organismes. Les botanistes du ministère de l'Environnement et leurs collaborateurs ont participé à de multiples colloques et à diverses activités d’inventaires botaniques ou de sensibilisation. Des documents d’information ou à visée pédagogique ont été publiés, de nombreux articles et des cahiers spéciaux ont été diffusés dans les principales revues québécoises de sciences naturelles et certains quotidiens. Depuis quelques mois, le site internet du ministère de l'Environnement présente même des fiches d'information sur certaines espèces en difficulté.

Nos partenaires privilégiés 

Les municipalités régionales de comté (MRC) jouent un rôle essentiel dans la protection des espèces menacées. Ces dernières années, les MRC ont été invitées à tenir compte de la présence d’espèces menacées ou vulnérables dans la révision de leurs schémas d’aménagement du territoire, de manière à protéger les sites d’importance de ces espèces.  La Commission de protection du territoire agricole et les Agences régionales de mise en valeur de la forêt privée ont récemment été sensibilisées à l’importance de protéger les espèces menacées ou vulnérables.

Le Service canadien de la faune et le ministère des Pêches et des Océans sont les principaux artisans des efforts concernant les espèces animales de juridiction fédérale (oiseaux migrateurs, mammifères et poissons marins) alors que la Société de la faune et des parcs du Québec ainsi que le ministère de l’Environnement ont la responsabilité de toutes les autres espèces d’animaux et de plantes. Une large part du financement des études et des activités de protection des espèces menacées ou vulnérables est assurée par les ministères responsables et leurs partenaires. Plusieurs initiatives ont été rendues possibles grâce au Fonds de rétablissement des espèces en péril du Fonds mondial pour la nature - Canada et au programme « Partenaires pour la biodiversité » de la Fondation de la faune du Québec. De nombreux projets ont été réalisés dans le cadre de l’entente Saint-Laurent vision 2000, un programme fédéral-provincial regroupant plusieurs partenaires. Plus récemment, une entente administrative entre le ministère des Ressources naturelles, le ministère de l’Environnement et la Société de la faune et des parcs du Québec a facilité la réalisation d’initiatives conjointes pour la protection des espèces en péril en milieu forestier. La contribution des secteurs privé et parapublic est également significative. Mentionnons à titre d’exemple Canards Illimités, Hydro-Québec, Alcan et la microbrasserie montréalaise Le Cheval Blanc.

Un centre de données sur les espèces rares, menacées ou vulnérables

La conservation des espèces menacées ou vulnérables s’appuie sur les données scientifiques disponibles. Le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), mis sur pied en 1988 par le ministère de l’Environnement, la Société canadienne pour la conservation de la nature et The Nature Conservancy des États-Unis, contribue activement à la collecte et à la diffusion des informations sur ces espèces. Ce centre est aujourd’hui géré par le ministère de l’Environnement et la Société de la faune et des parcs du Québec. Il représente bien plus qu’un lieu de collecte et d’analyse de données. Il contient les informations nécessaires à l’établissement des priorités de conservation des diverses espèces en situation précaire. Il permet de connaître la répartition, la phénologie et la présence recensée de ces espèces sur un territoire particulier. Il recense les aires protégées et les sites naturels d’intérêt pour la conservation.                                                                                                           Ceci est bien beau sur papier, mais voila sur le terrain les choses se gatent.

Que réserve l’avenir ?

Les choses ont bien changé depuis 10 ans pour certaines espèces menacées ou vulnérables. L’objectif de réintroduction du faucon pèlerin a été atteint : de nouveaux sites de nidification s’implantent, annonçant un avenir prometteur pour cette espèce. Autrefois disparu de la vallée du Saint-Laurent, le faucon y est maintenant revenu à ses niveaux historiques de population.

Le chevalier cuivré et son habitat sont maintenant protégés. Des programmes de protection spécifiques et l’application des normes en vigueur vont permettre de limiter les impacts négatifs des activités humaines sur les populations, la migration, et les sites de reproduction de ce poisson unique au Québec. .

Après avoir frôlé l’extinction, les bélugas du Saint-Laurent voient leur nombre augmenter. Toutefois, le dérangement des animaux ainsi que la pollution des eaux et des sédiments restent des facteurs préoccupants pour les scientifiques.                         L’ail des bois est désigné espèce vulnérable. Cette désignation instaure une interdiction de récolte à des fins commerciales. La cueillette personnelle est aussi très réglementée. De telles mesures ont permis de freiner le déclin des populations de cette plante.

Le ginseng est sur le point d’être protégés par la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Sa culture en milieu agricole pourrait bientôt permettre de répondre à la demande pour cette plante aux propriétés médicinales si recherchées, tout en protégeant les populations naturelles des milieux forestiers.

Les pressions continuent de s’exercer sur les espèces sauvages et leurs habitats 

Il reste beaucoup à faire concernant la conservation de la biodiversité. La demande croissante pour l’utilisation de plantes indigènes à des fins horticoles exerce des pressions de récolte sur les populations de plantes sauvages en milieu naturel. De même, la commercialisation des champignons forestiers s’accentue. Et l’on constate que la perte et l’altération des habitats associées aux activités humaines constituent encore le principal facteur de raréfaction des espèces.

Les exploitations forestière et agricole modifient les paramètres de l’habitat, tout comme le développement constant des voies de communication et des villes. Les précipitations acides et la contamination des milieux causées par les émission des industries et des véhicules automobiles jouent encore un grand rôle dans l’acidification des sols et des cours d’eau qui menace la végétation et la faune. Même les changements climatiques forcent les végétaux et les animaux à une adaptation qu’il faut étudier avec soin.

Trop peu d’études concernent les invertébrés (mollusques, insectes ou araignées) et les végétaux invasculaires ( notamment les champignons).

Il revient à chacun d’entre nous de veiller à la sauvegarde de nos écosystèmes naturels. Voir disparaître une espèce vivante, c’est voir s’envoler une chance supplémentaire de survie pour la nôtre. L’intégrité de notre biosphère est notre plus grande richesse, mais nous la dilapidons.

Pour plus de renseignements: http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/protection/index.htm

LA LISTE ROUGE DE l’UICN DES ESPECES MENACÉS 2006™ RÉVÈLE LA DEGRADATION DE L'ÉTATS DES PLANTES ET DES ANIMAUX..

10/03/2007, 19:12 .. 1 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

.Genève, Suisse, 2 mai 2006 (UICN)

Les espèces officiellement déclarées Éteintes sont au nombre de 784 et 65 autres n'existent qu'en captivité ou en culture. Sur les 40 177 espèces évaluées à l'aide des critères de la Liste rouge de l'UICN, 16 119 sont aujourd'hui déclarées menacées d'extinction. Un amphibien sur trois et un quart des espèces de conifères du monde, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont en péril.  La Liste rouge de l'UICN des espèces menacées 2006™ met clairement en lumière le déclin permanent de la biodiversité mondiale et l'impact de l'humanité sur toutes les formes de vie de la planète. « La tendance qui se dégage de la Liste rouge de l'UICN 2006 est claire : la perte de biodiversité s'accélère au lieu de ralentir » déclare Achim Steiner, il faut nouer de nouvelles alliances entre tous les secteurs de la société. La biodiversité ne sera pas sauvée par les seuls spécialistes de l'environnement -- il faut qu'elle devienne la responsabilité de chacun d'entre nous et que nous ayons les moyens et les ressources pour agir » a-t-il ajouté.

La fonte des calottes polaires

L'ours blanc (Ursus maritimus) est voué à devenir une des plus célèbres victimes du réchauffement climatique mondial. L'impact des changements climatiques se fait de plus en plus sentir dans les régions polaires où, l’été, la banquise devrait diminuer de 50 à 100 % dans les 50 à 100 prochaines années. Comme ils dépendent de l'écoulement glaciaire arctique pour chasser les phoques et qu’ils sont hautement spécialisés et adaptés à la vie dans le milieu marin arctique, les ours blancs devraient subir un déclin de plus de 30 % de leur population dans les 45 prochaines années. Jusque-là inscrit par l'UICN comme espèce dépendant de mesures de conservation, l'ours blanc entre dans les catégories des espèces menacées où il est désormais classé Vulnérable. (Des explications sur les catégories de menaces de la Liste rouge de l'UICN se trouvent dans les Notes aux rédacteurs).

Les poissons d'eau douce  en tête de la liste des extinctions

Les espèces d'eau douce ne vont pas mieux. Leur taux de déclin est parmi les plus importants : 56 % des 252 espèces de poissons d'eau douce endémiques du bassin méditerranéen sont menacés d'extinction ce qui représente la plus forte proportion pour toutes les évaluations régionales de poissons d'eau douce effectuées à ce jour, « Nous avons besoin de poissons pour nous nourrir mais les activités de l'homme dans les bassins versants -- le défrichement des forêts, la pollution, l'exploitatioEn Afrique de l'Est, les effets des activités humaines sur les milieux d'eau douce menacent un poisson sur quatre (28 %). Les conséquences commerciales et alimentaires pourraient être graves dans des pays tels que le Malawi où 70 % des protéines animales consommées proviennent des poissons d'eau douce. n de l'eau et l'eutrophisation sont les principaux facteurs qui influencent la qualité de l'eau et sa quantité.

Les écosystèmes d'eau douce ne sont pas seulement une importante source alimentaire, ils sont essentiels pour la fourniture d'eau potable propre et l'assainissement. Plus d'un milliard d'habitants de la planète n'ont pas encore accès à de l'eau salubre. Or, avec le déclin permanent des zones humides et des écosystèmes d'eau douce, il est de plus en plus difficile de satisfaire ce besoin et de maintenir les approvisionnements actuels. Avec leur biologie semi-aquatique, les libellules sont des indicateurs utiles de la qualité de l'habitat au-dessus et au-dessous de la surface de l'eau. La protection des forêts riveraines aidera aussi les agriculteurs vivant au pied des montagnes en assurant la stabilité des sols et un débit d'eau régulier

En République démocratique du Congo, les hippopotames ont perdu 95 % de leur population -- l'espèce est classée Vulnérable

Les grandes espèces d'eau douce telle que l'hippopotame (Hippopotamus amphibius) sont aussi en difficulté. Une des espèces aquatiques africaines les plus emblématiques, l'hippopotame est considéré menacé pour la première fois et classé dans la catégorie Vulnérable essentiellement en raison du déclin catastrophique qu’il a subi en République démocratique du Congo (RDC). En 1994, la RDC possédait la deuxième population d'Afrique – 30 000 hippopotames, après la Zambie qui en avait 40 000 – mais elle a perdu 95 % de cette population à cause de la chasse non réglementée pour la viande et l'ivoire des dents.

« Touchées par les conflits régionaux et l'instabilité politique qui règne dans certains pays d'Afrique, beaucoup de populations connaissent des difficultés et l'impact sur la faune sauvage est également dévastateur ».

Autre victime de l'instabilité politique et des conflits, l'hippopotame pygmée (Hexaprotodon liberiensis) est une espèce beaucoup moins connue, présente dans une poignée de pays d'Afrique de l'Ouest seulement. Cet animal forestier craintif était déjà classé Vulnérable mais l'exploitation illicite du bois et l'incapacité d'assurer la protection dans certaines zones centrales l'ont poussé à se réfugier dans des fragments forestiers qui se réduisent comme peau de chagrin. Il est aujourd'hui classé dans la catégorie En danger.

 la mort des déserts...

Les déserts et les zones arides pourraient sembler relativement intacts mais les animaux et les plantes, spécialement adaptés, y sont parmi les plus rares et les plus menacés. Lentement mais sûrement, les déserts se vident de leur faune et de leur flore diverses et spécialisées, pratiquement à notre insu. La chasse non réglementée suivie de la dégradation de l'habitat : telles sont les principales menaces pour la faune du désert.

La gazelle dama (Gazella dama) du Sahara, déjà considérée En danger en 2004. Des pressions semblables s'exercent sur les antilopes d'Asie.

... et les océans qui se vide

 Les requins et les raies figurent parmi les premiers groupes marins systématiquement évalués et sur les 547 espèces inscrites, 20 % sont menacées d'extinction. Cela confirme les craintes selon lesquelles ces espèces à croissance lente sont exceptionnellement sensibles à la surpêche et disparaissent à un rythme sans précédent dans le monde entier.

Le sort de l'ange de mer commun (Squatina squatina) et du pocheteau gris (Dipturus batis), qu'il était autrefois courant d'observer sur les marchés aux poissons européens, illustre de manière tragique la détérioration rapide et récente de l'état de nombreux requins et raies. Ils ont pratiquement disparu des étalages. L'ange de mer (passé de la catégorie Vulnérable à En danger critique d'extinction) est déclaré Éteint dans la mer du Nord tandis que la raie grise (passée de la catégorie En danger à En danger critique d'extinction) est aujourd'hui très rare en mer d'Irlande et dans le sud de la mer du Nord.

« Beaucoup d'espèces marines connaissent aujourd'hui un risque d'extinction aussi élevé que les espèces terrestres : la situation désespérée de nombreux requins et raies n'est que la partie émergée de l'iceberg » déclare Craig Hilton-Taylor, de l’Unité Liste rouge de l’UICN. « Il est vital de prendre des mesures pour améliorer considérablement les pratiques de gestion et appliquer des mesures de conservation telles que des zones interdites à la pêche, des règlements sur le maillage des filets et des limites de capture internationales, avant qu'il ne soit trop tard. » C' est dire que toutes les sphères de la vie planètaire sont touchés par la polution, la dégradation des lieux et l'extinction des espèces.

Grâce à des mesures de conservation, l'état de certaines espèces s'est amélioré : c'est la preuve que la conservation, çà marche !

 

LA PAUVRETÉ ET L'ÉCOLOGIE EN AFRIQUE

4/03/2007, 20:33 .. 0 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

 

PRINCIPAUX AGENTS DE LA DÉFORESTATION

Agents Liens avec la déforestation

agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis

- défrichent la forêt pour faire place à des cultures de subsistance et marchandes;

agriculteurs commerciaux

- défrichent la forêt pour planter des cultures marchandes à l'échelle commerciale et déplacent parfois des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis qui, ensuite, s'installent sur les terrains forestiers;

grands éleveurs

- défrichent la forêt pour créer des pâturages et déplacent parfois des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis qui, ensuite, s'installent sur les terrains forestiers;

propriétaires de troupeaux de bétail

- la multiplication des troupeaux de bétail peut entraîner la déforestation;

exploitants forestiers

- récoltent du bois d'oeuvre à l'échelle commerciale, les pistes d'exploitation sont des voies d'accès pour d'autres utilisateurs des terres;

planteurs d'arbres à l'échelle commerciale

- défrichent principalement des jachères forestières ou des forêts précédemment exploitées pour créer des plantations fournissant de la fibre à l'industrie des pâtes et papiers;

collecteurs de bois de chauffage

- une intensification de la collecte de bois de chauffage peut entraîner la déforestation;

compagnies minières et pétrolières

- les routes et les pistes utilisées pour l'exploration sismique rendent les terres accessibles à d'autres utilisateurs, déforestation localisée liée à leurs activités

planificateurs de peuplements

- relocalisation de certaines populations dans des régions boisées et projets de peuplement entraînant le déplacement de la population locale qui s'installe ensuite dans la forêt;

entrepreneurs de travaux d'infrastructure

- la construction de routes et d'autoroutes traversant des régions boisées donne un nouvel accès à d'autres utilisateurs; l'inondation de terres suite à la construction de barrages hydroélectriques.

 

La déforestation est le produit de l'interaction de nombreuses forces environnementales, sociales, économiques, culturelles et politiques agissant dans une région donnée. La palette de ces forces varie de décennie en décennie et de pays en pays. En conséquence, il est dangereux de généraliser. Dans la plupart des cas, la déforestation est un processus qui implique une concurrence née de la rareté des ressources entre différents utilisateurs des terres, un processus exacerbé par des politiques inadaptées et des institutions faibles. Source de richesse pour certains, elle est pour d'autres source de misère et entraîne presque toujours de sérieuses conséquences pour l'environnement.

Les facteurs favorisants sont ceux qui se combinent pour créer un environnement propice à la déforestation. Il s'agit de conditions créées par la société - actes délibérés ou conséquences de la nature humaine - qui imprègnent tous les aspects de la vie sociale et ne sont pas simplement liées à l'utilisation des terres. Ces conditions soulèvent certains des problèmes les plus systémiques et les plus difficiles à résoudre car elles entravent le progrès humain et le développement durable.Environ 4,5 milliards de personnes, c'est-à-dire 75 p. 100 de la population mondiale, habitent dans les pays en développement, et 1 000 millions d'entre elles vivent dans une extrême pauvreté. La plupart de ces pays se trouvent sous les tropiques, où la déforestation est un problème grave (FAO, 1998). En outre, on estime que 2,8 milliards de personnes vivent dans des régions rurales et dépendent de l'agriculture pour satisfaire leurs besoins essentiels. On ne sait pas exactement quel est le nombre de personnes qui assurent leur subsistance en défrichant les forêts pour y planter des cultures de subsistance, mais le chiffre le plus généralement accepté est au moins 500 millions, soit une personne sur douze à l'échelle planétaire.

Pour plus amples renseignements: http://www.rcfa-cfan.org/french/f.issues.12-5.html

 

LE DEVELOPPEMENT DURABLE/KYOTO

9/02/2007, 14:24 .. 0 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

Qu'est-ce qu'un risque naturel ?

Katrina Nouvelle Orleanles dégats de Katrina

 feux de forest

                                                

 

Tsunamie Indonésie

Un risque naturel implique l'exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d'origine naturelle.
On y distingue principalement : les avalanche, les feux de forêt, les inondation, les mouvement de terrain, les cyclones, les tempêtes, les séismes et éruptions volcaniques mais aussi les raz de marées, les invasions d'insectes nuisibles, les sécheresses prolongées...
Un risque naturel est donc la rencontre entre un aléa d'origine naturelle et des enjeux humains, économiques ou environnementaux.
On parle de risque majeur lorsque les dégâts et le nombre de victimes sont importants.

 

Qu'est-ce que le Développement Durable ?

C'est en juin 1992, au premier "Sommet de la Terre" organisé par les Nations Unies qu'est consacré le terme de "développement durable". 170 chefs d'états et de gouvernements signent un programme d'actions pour le XXIème siècle : l'Agenda 21 qui en dresse les objectifs.
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle planétaire bien évidemment.
Ce concept dégage de vastes problématiques dans tous les domaines qui touchent à l'interaction des sociétés humaines dans leur cadre de vie : développement humain, environnement et risques, économie, dépendances et solidarité.
Le développement durable est une alternative inéluctable à notre mode de développement actuel qui épuise les ressources naturelles, creuse les écarts de richesse et ampute l’avenir des générations actuelles et futures.
C’est un projet sans précédent pour l’humanité : il s’agit d’assurer l’avenir de nos civilisations sur une planète dont les ressources sont limitées.

La disponibilité de services d’alimentation en énergie et en eau à des prix abordables est une condition nécessaire de la réduction significative du nombre de gens qui ont moins d’un dollar par jour pour vivre. Pour l’heure, les pauvres ne disposent toujours pas de tels services.
Bien que 800 millions de gens aient été raccordés aux réseaux électriques au cours des 20 dernières années, ils sont encore deux milliards qui brûlent du bois, de la bouse et des résidus agricoles pour se chauffer et faire la cuisine.
Les pénuries d’eau – quelque deux milliards de gens n’ont pas accès à l’eau potable ni à des installations d’assainissement adéquates – s’aggravent dans des propositions considérables. Le manque d’eau et d’assainissement accroît la mortalité et la morbidité, ce qui pèse lourd sur les systèmes de santé et réduit la productivité économique.
Sans électricité, les gens ne peuvent pas prétendre aux avantages du monde moderne : pas de réfrigération pour conserver les aliments, pas d’accès aux technologies du téléenseignement.
L’environnement subit également l’impact des modèles de développement déséquilibrés, marqués notamment par la forte inégalité de la consommation énergétique entre le Nord et le Sud. La mauvaise gestion de l’eau contribue aux catastrophes naturelles et à l’érosion des sols ; les systèmes énergétiques à bas rendement polluent l’atmosphère, acidifient les sols et l’eau et émettent des gaz à effet de serre qui ont dangereusement réduit l’épaisseur de la couche d’ozone.
> L'or noir

Que de victimes pour cette énergie qui n'existera plus dans 50 ans ! A moins de découvrir rapidement d'hypothétiques gisements sous-marins, l'exploitation du pétrole devrait cesser dans une quarantaine d'années. Par ailleurs, la durée d'exploitation du gaz naturel est estimée à 62 ans, et celle du charbon et de l'uranium à un peu plus de 200 ans.
Ces énergies sont non seulement épuisables mais également polluantes. L'AIE (Agence internationale de l'énergie) prévoit 61% d'augmentation des consommations énergétiques mondiales d'ici à 2030 : 30% en Europe, 42% aux Etats-Unis, 119% en Chine, 188% en Asie du Sud. Vous imaginez les futurs pics de pollution !

  http://www.notreplanete.info/environnement/
Vous pourrez trouvés beaucoup d' autre renseignements sur l'écologie et l'environment.

Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005, plus de sept ans après son adoption. Entre 2008 et 2012, les 37 pays les plus industrialisés qui y ont adhéré doivent collectivement réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5 % par rapport à leurs émissions de 1990. La contribution du Canada a été fixée à 6 % d'ici 2010.

C'est la ratification du protocole par la Russie, en novembre 2004, qui a permis de réunir les conditions nécessaires à son entrée en vigueur 90 jours plus tard: ratification par 55 pays représentant 55 % des émissions totales de GES en 1990. Aujourd'hui, le protocole compte 141 pays adhérents.

Parmi les signataires du protocole, seuls l'Australie, la Croatie, les États-Unis, le Kazakhstan, Monaco et la Zambie ne l'ont pas ratifié.

Il existe déjà des disparités importantes entre les pays adhérents quant à l'atteinte de leurs objectifs de réduction de GES. Ainsi, entre 1999 et 2001, les 15 pays de l'Union européenne ont réduit leurs émissions annuelles de GES par rapport au niveau de 1990, alors que celles du Canada sont aujourd'hui 20 % plus élevées qu'en 1990.

Malgré les efforts importants que doivent consentir les nations industrialisées, de nombreux scientifiques considèrent que le protocole de Kyoto est nettement insuffisant pour ralentir le réchauffement du climat. Mais pour moi je trouve que cela est un début...certainement pas une fin en soit.

LES O.G.M./ MONSANTO DANGEREUSE COMBINAISON

6/02/2007, 17:55 .. 2 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

Monsanto, suivi par quelques autres multinationales de l'industrie chimique, tentent par tous les moyens d'imposer la culture des OGM, sans aucune précaution quant aux risques irréversibles pour l'environnement, la santé et la biodiversité. Le développement des OGM n'est pour monsanto  qu'un moyen supplémentaire pour supprimer l'autonomie des paysanneries locales, en rendant les paysans otages de leurs produits chimiques. Alors que les preuves de la nocivité des OGM commencent à apparaître au grand jour, Monsanto  continue de réprimer violemment les citoyen-nes qui tentent d'amener un débat indispensable sur l'utilité sociale des OGM.

Confédération Paysanne, syndicat paysan victime de la répression de (saisie de leurs comptes bancaires

La fin de l'année dernière a été marquée par les découvertes successives de traces de riz transgénique interdit à la culture partout dans le monde, dans des produits commercialisés en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. En cause notamment, le LL 601, un riz OGM provenant des Etats-Unis, fabriqué par Bayer et cultivé à titre expérimental uniquement jusqu'en 2001.

Les rats nourris aux OGM présentent de graves anomalies
Confrontés à l'inquiétude de opinion publique, les comités d'experts européens sont devenus plus exigeants et des études d'alimentation sur animaux avec les OGM sont aujourd'hui parfois demandées aux industriels, mais plusieurs experts ayant autorisé les OGM sans ces tests, ne souhaitent pas les rendre obligatoires. Il apparaîtrait cependant justifié de tester les aliments à base d’OGM au minimum pendant 3 mois sur des rats avant de les offrir à 450 millions d’européens de tous âges durant leur vie entière.

Le test dit « de toxicité subchronique »

Le test consiste à nourrir deux groupes de 20 rats durant 90 jours, l'un avec des aliments à base de maïs transgénique (dans une proportion de 11 et 33%), l'autre - dit "témoin" - avec une variété de maïs génétiquement la plus proche, cultivée dans les mêmes conditions, mais non génétiquement modifiée***. L'analyse biologique de dizaines d'indicateurs sur l'ensemble des rats permet aux toxicologues de juger d'éventuels écarts significatifs en comparant les valeurs statistiques.
Ces tests représentent un coût financier très important (entre 200 000 et 800 000 euros, selon les analyses pratiquées). C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne sont ni systématisés, ni systématiquement refaits lorsque le doute s'installe, les bénéfices attendus de la vente d’une semence particulière ne permettant pas toujours d’amortir ce coût, ni celui d'expériences complémentaires en cas de résultats douteux.
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