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LA PLANÈTE CRI... | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
REFUGIÉS CLIMATIQUES...Une étude publiée par les Nations Unies prévoit que 50 millions de personnes pourraient devenir des " réfugiés climatiques " d'ici 2010. L'organisation internationale plaide pour leur reconnaissance juridique, tandis qu'ONG et avocats se sont associés pour créer une " justice climatique ".Publiée le 11 octobre dernier, une étude menée par l'Institut pour la sécurité environnementale et humaine (ISEH, Université des Nations Unies, Bonn) prévoit que la dégradation de l'environnement et les changements climatiques obligeront 50 millions de personnes dans le monde à devenir des réfugiés d'ici 2010. Les Nations Unies ont défini un statut pour ces individus " forcés de quitter leurs habitations traditionnelles d'une façon temporaire ou permanente, à cause d'une dégradation -naturelle ou humaine- nette de leur environnement qui bouleverse gravement leur cadre de vie et/ou qui déséquilibre sérieusement leur qualité de vie ".
L'archipel est en effet voué à disparaître sous les eaux et ses 11 600 habitants seront les premiers " réfugiés " pour cause de changement climatique. La population cherche d'ores et déjà à s'établir ailleurs, et à recréer, le cas échéant, l'Etat de Tuvalu. Pour l'heure, un accord a été conclu avec la Nouvelle-Zélande pour l'accueil de ces réfugiés. Parmi les zones géographiques à haut risque, l'étude des Nations Unies mentionne l'avancée de plus de 10.000 km2 par an du désert de Gobi en Chine, menaçant de nombreux villages, l'érosion accélérée des sols cultivables en Turquie, la salinisation de la moitié des terres arables irriguées en Egypte et la hausse du niveau des océans dans le Pacifique. Quel statut ? Anticipant les futurs déplacements d'autres populations, l'ONU plaide pour une reconnaissance juridique internationale de ce nouveau type de réfugiés, ignorés à l'heure actuelle par les conventions internationales. Devant les mouvements massifs de population à venir, il est urgent que les Etats s'organisent, prévient l'organisation, qui demande que " cette nouvelle catégorie de réfugiés environnementaux puisse trouver une place dans le cadre d'accords internationaux existants ". Etablir un tel statut reste cependant une question très compliquée. Le terme de " réfugiés environnementaux " occulte en effet la question des responsabilités économiques et politiques qui seraient à l'origine de ces déplacements. Pour le sous-secrétaire général des Nations unies, Hans van Ginkel, " il s'agit d'un enjeu très complexe, les institutions internationales étant déjà débordées par les demandes des réfugiés tel que définis en 1951. Nous devrions cependant nous préparer dès maintenant à définir, intégrer et accommoder cette nouvelle frange de réfugiés au sein des accords internationaux ". Les réfugiés environnementaux seront-ils reconnus comme une nouvelle catégorie de réfugiés politiques ou économiques ? La question fait débat et un travail de concertation est en cours pour préciser leur statut. D'autant que leur reconnaissance légale impliquera de facto une assistance, voire comme le demandent les ONG, une compensation financière des dommages subis, dès lors que les responsabilités économiques ou politiques seraient établies. Créé dans cet objectif, le programme " Climate justice " réunit 70 ONG -dont les Amis de la Terre, Greenpeace, le WWF et de nombreuses ONG des pays du Sud- et des associations de juristes. " La justice climatique représente une demande nouvelle en raison de violations de plus en plus fréquentes des droits de l'homme associées au changement climatique ", expliquent les Amis de la Terre. Plusieurs plaintes ont déjà été déposées. Au Niger, le programme Justice Climatique s'est associé, dans une plainte, aux communautés locales " dont le cadre de vie est en train d'être détruit par les pollutions des sociétés pétrolières ". La même démarche est en cours au Népal avec les communautés de l'Himalaya menacées par la fonte des lacs. Les déserts seraient-ils une nouvelle tendance en Amérique du Sud... ? Paraguay, Un désert vert : le phénomène de la sojisation au Paraguay, qui concerne la monoculture de soja transgénique, en voici un deuxième, qui lui fait référence à la monoculture d’eucalyptus et de pins canadiens au Brésil, en Argentine et au Paraguay... Un désert d'eucalyptus...Présentement, dans diverses régions du Brésil (principalement cinq états), un nouveau projet économique est en développement. Il consiste à exploiter en monoculture de l’eucalyptus et du pin, dans l’objectif d’en produire de la cellulose et du bois. L’industrie de l’eucalyptus a des grandes conséquences environnementales, sociales, économiques, culturelles et politiques non seulement sur la région, mais aussi sur tout le pays, ainsi que sur le monde. Question environnementalePremièrement, du point de vue environnemental, il faut dire qu’on choisit l’eucalyptus parce qu’il pousse très rapidement. En 8-12 ans, les arbres atteignent leur maturité et peuvent être coupés. Toutefois, ils sont des grands consommateurs d’eau : ça tourne autour de 30L d’eau par jour, par arbre. Justement, dans le sous-sol des régions de plantation, il y a l’Aquifero Guarani, qui est une des plus grandes réserves d’eau douce au monde. Pas besoin de dire que cette réserve est menacée par la culture d’eucalyptus. Aussi, le fait de cultiver en monoculture, évidemment, menace énormément la biodiversité de la région, et ce malgré le fait que les entreprises qui exploitent se défendent en disant qu’ils ont tous les sceaux environnementaux et respectent toutes les normes auxquelles ils sont soumis. Faut aussi dire que ces arbres ne sont pas d’ici, ils sont exotiques. Ça fait longtemps que l’eucalyptus a été introduit dans la région, mais c’est la première fois qu’on en fait une culture aussi intensive, donc on connaît pas encore toutes les conséquences environnementales à moyen et long terme que ça peut avoir. Pour ce qui est du sol, l’eucalyptus a des racines superficielles ce qui fait qu’ils vident le sol de ses nutriments et laissent la terre en superficie complètement morte… d’où, entre autres, l’expression « Désert vert »… Ce qu’il faut comprendre aussi, surtout, c’est que ces grandes plantations sont vues comme une espèce de reforestation, et que ce type d’industrie peut servir, pour des pays pollueurs comme le Canada ou les Etats-Unis, de “crédits” pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre... En extrapolant, la monoculture d’eucalyptus en Amérique latine peut même aller jusqu’à « légitimer » l’abstention des Etats-Unis de signer le Protocole de Kyoto, soit contribuer directement à l’émission de gaz à effet de serre au niveau mondial... Pensons-y !!
LE REQUIN EN VOIE DE DISPARITION...
Pêche industrielle excessive et mal réglementée, trophée prisé de pêche sportive, pollution des mers et modification de l'habitat marin, sont les principales raisons de sa raréfaction. Aujourd'hui, le Grand Requin Blanc est la victime; il a rejoint la liste des espèces menacées. Heureusement protégé par certaines nations du monde (principalement les États-Unis, l'Australie et l'Afrique du Sud), sa population s'est stabilisée.
Certains pays s'obstinent encore à pêcher les requins en masse et mettent en danger non seulement le Grand Blanc, mais plus de 40 autres espèces. Quel est le prédateur le plus à craindre ici? Une cinquantaine d'attaques de requins sur les humains sont recensées en moyenne chaque année dans le monde et font en moyenne 6 victimes. En comparaison, il a été estimé que 100 millions de requins sont tués par les humains tous les ans aux quatre coins du globe! à ce rythme là, nous (humains) mettons en danger l'équilibre de l'écosystème marin. les yeux: fabrication de cornée pour transplantations. Aujourd'hui, il est très possible de créer des produits de synthèse (huiles, tissus, vitamines, etc...) sans avoir a puiser dans les produits animaliers. Où vit-il ? Son seul prédateur, l'homme A savoir Combien en reste-il aujourd'hui ? Depuis 15 ans, la population des grands requins blancs a diminué de presque 80%. Chaque année, toute espèce confondue (plus de 380 espèces en tout), plus de 100 millions de requins sont tués, mais ce chiffre est certainement sous-estimé. NOUVEAUTÉSTYLO BIODÉGRADABLE
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Grâce au PLA de Maïs ( résine polilactide de maïs ), nous avons la possibilité de fabriquer nos stylos dans des coloris transparents givrés; ce qui n’est pas le cas en l’occurrence avec l’extrait d’amidon de maïs.
De plus, le PLA offre une prise en main exceptionnelle car le poids du stylo est identique à un stylo normal en plastique dérivé du pétrole.
Une comparaison très simple : En produisant 5 millions de stylos en plastique ou 50 000 kg de stylos, nous utilisons 85000 litres de pétrole ; ce qui est l’équivalent d’une nouvelle voiture utilisant de l’essence sur une distance d’1 100 000 km en Europe. Mon pot de fleurs est devenu une plantation de stylos. Inimaginable, non ? Pas tant que ça.
ATTENTION, SAUVONS ORFORD./ L'EAU...
L' EAU... Eau Potable Aujourd'hui, l'accès à l'eau potable fait défaut à plus d'un milliard de personnes. Au cours des 25 prochaines années, le tiers de la population mondiale fera face à une grave pénurie d'eau. De toute évidence, les inégalités quant à la disponibilité et à l'approvisionnement d'eau douce sont une question de vie ou de mort, et constituent, en matière de gouvernance, un des impératifs les plus catégoriques de notre temps. Toutes les eaux de la nature ne sont pas bonnes à boire. Même une eau d’apparence limpide transporte en son sein toutes sortes de substances inertes et vivantes, dont certaines peuvent être nocives pour l’organisme humain. Ces substances proviennent soit du milieu physique dans lequel l’eau a évolué, soit des rejets de certaines activités humaines dont l’eau est devenue le réceptacle. L’eau est ainsi le vecteur de transmission privilégié de nombreuses maladies. L’eau est une substance indispensable à la pérennité de tous les êtres vivants : hommes, animaux et plantes, tous ont besoin de leur ration quotidienne d’eau. Cet accès facilité à l’eau potable en a stimulé la consommation qui depuis deux siècles est en augmentation constante. À Paris, par exemple, la consommation est 35 fois plus élevée aujourd’hui qu’au XVIIIe siècle ! Mais si l’entrée de l’eau dans les maisons en a favorisé la consommation, celle-ci s’est aussi considérablement accrue avec l’installation progressive de tout un confort modern Quantité moyenne d’eau, exprimée en litres, nécessaire à :
Les femmes du Kerala contre Coca-Cola Plus d’un millier de membres de communautés indiennes lésées par le groupe Coca-Cola se sont rassemblés à l’occasion d’une marche pour la fermeture de l’usine de Coca-Cola située à Mehdiganj, près de la ville sainte de Varanasi.
La marche était partie 10 jours plus tôt de Ballia, une ville située à 250 km où est installée une autre usine d’embouteillage de Coca-Cola. Le but était d’attirer l’attention sur les conséquences négatives de l’implantation du groupe Coca-Cola sur les communautés indiennes. Partout en Inde, les communautés vivant à proximité d’usines d’embouteillage de Coca-Cola sont touchées par de graves pénuries d’eau, auxquelles vient s’ajouter la pollution des nappes phréatiques et des sols, conséquence directe de l’activité des usines sur des terres occupées illégalement par le groupe. De plus, des tests ont confirmé qu’en Inde, les produits Coca-Cola contiennent des taux de pesticides élevés, notamment de la DDT, dans des proportions parfois 30 fois supérieures aux taux autorisés par les normes américaines et européennes. Le groupe Coca-Cola distribuait également les déchets toxiques produits par ses usines aux fermiers indiens, y compris à Mehdiganj, en les faisant passer pour des "engrais". La marche, qui regroupait pour plus de la moitié des femmes et des jeunes, était festive, colorée et pacifique. Les marcheurs ont été accueillis à l’usine d’embouteillage par des policiers armés de pistolets et de matraques, et vêtus de tenues anti-émeute. Les uns après les autres, les orateurs ont dénoncé les pratiques illégales du groupe Coca-Cola dans la région et partout en Inde. Ils ont évoqué les dommages immenses subis par les communautés indiennes résultant des pénuries d’eau, de la pollution et de la perte des terres. Les fermiers de la région et dans tout le pays sont particulièrement affectés par ces pratiques. Alors que le rassemblement touchait à sa fin, les marcheurs se sont dirigés vers les grilles de l’usine situées à une centaine de mètres du lieu de rassemblement. Les policiers armés ont réagi violemment et rapidement, sans avertissement. Ils ont chargé les marcheurs à coups de lathi (matraque). De nombreuses femmes, en particulier, sont devenues la cible des officiers de police masculins qui les ont frappées sans s’arrêter. Les policiers ont également pourchassé dans les champs alentour les gens qui fuyaient le lieu des violences afin de les frapper. Un moine bouddhiste a également été attaqué par la police qui n’a montré aucun égard pour qui que ce soit. Les attaques ont été ordonnées par M. Tahir Iqbal, Juge de Paix Suppléant . Plus de 350 marcheurs ont été arrêtés, parmi lesquels une centaine de blessés. Ils ont été détenus toute la nuit sans qu’aucun procès-verbal n’ait été dressé. Les procès-verbaux n’ont été dressés que le lendemain, et les marcheurs ont tous été maintenus en prison. "Coca-Cola vole notre eau, nos terres, et ils s’en sortent légalement. Et ils qualifient d’illégale notre lutte pour notre survie, pour notre existence," explique Nandlal Master, l’un des organisateurs de la marche, membre de l’association Lok Samiti et de la National Alliance of People’s Movements. "Nous n’acceptons pas cela, et notre lutte l’emportera," poursuit Nandlal Master. La répression violente de la marche et du rassemblement à Mehdiganj n’a rien de nouveau - des manifestants ont déjà été violemment attaqués par des policiers armés en septembre 2003. D’autres luttes contre le groupe Coca-Cola en Inde sont de plus en plus souvent réprimées dans la violence. La condamnation des actions policières violentes approche. "L’attaque violente menée contre la manifestation pacifique contre Coca-Cola est bien sûr choquante, mais elle n’est pas surprenante. Coca-Cola opère en toute impunité, et la violence fait partie intégrante de la façon dont le groupe mène ses affaires dans le monde entier," a affirmé Amit Srivastava, membre de l’ONG India Resource Center également présent au rassemblement. M. Srivastava faisait allusion à la campagne internationale menée pour que le groupe Coca-Cola rende compte de ses actions Les groupes locaux de lutte contre les pratiques abusives de Coca-Cola en Inde et le syndicat colombien Sinaltrainal ont unis leurs forces à l’occasion de cette campagne. Le syndicat United Steelworkers of America a entamé des poursuites contre le groupe Coca-Cola aux Etats-Unis au nom de Sinaltrainal, accusant le groupe de complicité de meurtre, de torture et d’intimidation de délégués syndicaux au sein des usines d’embouteillage de Coca-Cola. Bolivie : la seconde guerre de l’eauIl y a cinq ans, le problème de la privatisation de l’eau a explosé à Cochabamba (état du Chapare, Bolivie) lorsque des protestations de masse ont obligé le géant californien Bechtel à se retirer. Quelques semaines après avoir pris la direction de la société des eaux de la ville, Bechtel avait augmenté les tarifs, allant jusqu’à les doubler, ce qui dépassait de beaucoup les moyens des habitants les plus démunis. Aujourd’hui une nouvelle révolte au sujet de l’eau est en préparation en Bolivie, à deux cents miles (320 km) au nord, dans la ville de El Alto (voisine de la capitale La Paz), grosse banlieue en plein essor située à 10.000 pieds (3 000 m) d’altitude dont la population est constituée de familles précarisées qui arrivent par vagues d’une campagne sans espoir sur le plan économique. Comme à Cochabamba, la compagnie publique des eaux commune à El Alto et à sa voisine La Paz - la capitale - a été privatisée en 1997 lorsque la Banque mondiale a posé la privatisation de l’eau comme condition à un prêt au gouvernement bolivien. Aguas del Ilimani, le consortium privé qui a pris le contrôle de l’eau, appartient conjointement au géant français de l’eau Suez et à plusieurs actionnaires minoritaires, dont un « bras » de la Banque mondiale. Des associations représentant la population locale de El Alto reprochent à Aguas del Ilimani d’avoir augmenté le prix de l’eau de 35% depuis le rachat, indexant les tarifs sur le dollar. Les nouveaux foyers qui se relient à l’eau et au tout-à-l’égout doivent s’acquitter de plus de 445 dollars, somme qui équivaut à plus de six mois de travail au salaire minimum national. Ce qui est plus grave, s’accordent à dire les militants de l’eau de El Alto et le gouvernement, c’est que l’entreprise a laissé plus de 200.000 personnes totalement privées d’accès à l’eau en n’étendant pas le réseau de distribution aux banlieues, sans cesse plus étendues, de la municipalité. « Sans eau, pas de vie ; donc en réalité c’est de vie que la compagnie des eaux prive la population de El Alto », déclare Julian Perez, conseiller de la Fédération des quartiers d’El Alto. L’absence d’eau propre est une des principales causes de maladie infantile en Bolivie où presque un enfant sur dix meurt avant cinq ans. Les familles qui vivent dans les banlieues de El Alto dépendent de l’eau de puits qui, disent les associations, est contaminée par des polluants industriels. « Aguas de Ilimani s’était engagé à couvrir toute la ville de El Alto et ils n’ont pas tenu leurs engagements », dit Perez. Les organisations locales préparent maintenant une action publique de masse en janvier pour reprendre de force la compagnie des eaux, à moins que le gouvernement bolivien n’entame un processus d’annulation du contrat de Suez et ne re-nationalise la compagnie des eaux de El Alto. « Dès que la mobilisation aura commencé, nous mènerons la lutte jusqu’au bout », avertit Perez. « Ce sera tout ou rien ». L’entreprise nie avoir laissé sans eau de nombreux résidents. Elle estime à environ 30.000 le nombre de gens qui habitent des zones non desservies par le réseau et affirme ne pas être dans l’obligation de leur fournir ses services. « C’est là que s’arrêtent les obligations contractuelles de la concession », dit Alberto Chávez Vargas, directeur exécutif des opérations de l’entreprise. « L’entreprise ne saurait être soumise à des obligations qui ne figurent pas dans le contrat ». Les représentants du gouvernement bolivien sont d’accord avec les organisations locales : le contrat de Suez cause du tort aux habitants de El Alto. « Ce contrat est inacceptable. Il laisse 200.000 personnes privées d’eau », déclare Jose Barragán, le vice-ministre des Services de base qui négocie avec les organisations de El Alto. « Si la compagnie accepte de fournir ses services à 200.000 personnes supplémentaires, on va pouvoir discuter. Si Aguas de Ilimani refuse de résoudre ce problème, je me joindrai aux habitants de El Alto et j’exigerai le départ de la compagnie ». Les évènements qui se sont déroulés à Cochabamba il y a cinq ans jettent une ombre sur la nouvelle révolte qui se prépare dans le Nord. Le gouvernement aussi bien que les dirigeants des organisations locales se disent désireux de résoudre la crise en évitant le type de violente répression gouvernementale qui s’était soldée par la mort d’un jeune homme de 17 ans et qui avait fait plus d’une centaine de blessés. Les dirigeants de la révolte de l’eau de Cochabamba communiquent aussi activement avec leurs homologues de El Alto. « La prise des installations par la force constituerait une preuve d’insécurité sur le plan légal et par conséquent serait considérée comme allant à l’encontre des clauses du contrat [signé par le gouvernement ] », ajoute Chávez Vargas. « La compagnie se verrait alors dans l’obligation de prendre toutes les dispositions légales qui s’imposent afin de faire respecter ses droits ». Suez et ses co-actionnaires, cependant, peuvent tirer une leçon de la révolte de Cochabamba et de ses retombées. Après le départ forcé de Bechtel, la compagnie et ses actionnaires ont intenté une action en justice, réclamant à la Bolivie 25 millions de dollars de dédommagements auprès d’un très discret tribunal de commerce dépendant de la Banque mondiale. Cette requête - qui excède de beaucoup toute estimation raisonnable des investissements réalisés par la compagnie - a provoqué une tempête de protestations internationales et a gravement porté atteinte à l’image publique de Bechtel. La semaine dernière, Barragán, qui s’occupe aussi de l’affaire Bechtel, a révélé que la compagnie désire renoncer à ses exigences en échange de dommages et intérêts symboliques (30 cents). D’après Barragán, le pas en arrière de Bechtel est retardé par l’un de ses partenaires de la compagnie des eaux de Cochabamba : Abengoa, une société espagnole. Abengoa se trouve maintenant dans le collimateur de groupes qui militent pour la justice sociale de nombreux pays, qui font actuellement pression sur la société basée à Séville afin que celle-ci renonce à exiger que les pauvres du Brésil lui versent des millions de dollars.
« L’ACCES A L’EAU EST UN DROIT HUMAIN FONDAMENTAL » Déclaration de José Bové :
Jeudi 22 mars est consacré « journée mondiale de l’eau ». L’accès à l’eau potable est devenu un problème mondial. Non seulement du fait de l’augmentation de la population, de la déforestation, de la pollution, d’un usage intensif de l’eau dans certaines activités utiles ou qui le sont beaucoup moins, mais également du fait de la privatisation de la distribution d’eau. Ce phénomène mondialisé de privatisation impulsé sous la pression des firmes multinationales remet radicalement en cause l’accès égal pour tous à un élément vital pour la vie. La vie des humains, mais également la vie de leur environnement végétal et animal. Lié aux revenus dont les humains disposent, cet accès privatisé représente aujourd’hui une menace majeure pour les conditions d’existence de milliards d’habitants de la planète. Or, l’Union européenne est le fer de lance de cette privatisation. Avec le soutien quasi inconditionnel des 27 gouvernements, la Commission Européenne utilise la problématique de la création d’un marché unique des services pour pousser à la privatisation de la distribution d’eau dans les différents pays de l’Union. Elle se sert des négociations commerciales internationales pour demander aux pays en voie de développement d’ouvrir leur secteur de l’eau aux multinationales européennes. Cela se passe par le biais des négociations à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre des négociations quasi permanentes sur la mise en œuvre de l’Accord générale sur le commerce des services (AGCS). Cela se passe aussi dans le cadre de négociations en vue de créer des zones de libre-échange avec les anciennes colonies européennes et en particulier avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique divisés arbitrairement par les Européens en six zones auxquels la Commission s’emploie à imposer ce qu’elle ose appeler des « accords de partenariat économique ». Il en va de même de négociations avec les pays du bassin méditerranéen et ceux de l’Asie du Sud-Est. L’argument selon lequel le processus de libéralisation stimulerait l’économie et serait bénéfique pour les consommateurs ne résiste pas à l’examen : dans la plupart des cas, on assiste à un transfert d’un monopole public qui assurait jusqu’ici une eau de qualité à un prix raisonnable distribuée sur l’étendue du territoire à un monopole privé qui fournit une eau de médiocre qualité à un prix supérieur sans garantir la distribution sur l’ensemble du territoire. Ce qui n’empêche pas la Commission européenne de poursuivre son offensive néo-libérale : des pressions considérables sont faites avec son appui sur les collectivités locales en Europe pour qu’elles cèdent la distribution d’eau aux firmes privées ; les négociateurs européens exigent l’ouverture des marchés des pays du Sud aux firmes privées européennes ; l’argent de l’aide au développement est utilisé pour favoriser le secteur privé au détriment d’investissements publics dans la distribution de l’eau. Nous demandons l’arrêt immédiat des pressions de la Commission européenne en faveur de la libéralisation de l’eau. Nous réclamons la reconnaissance de l’accès à l’eau comme un droit humain fondamental. Nous dénonçons les gouvernements et les partis politiques qui apportent un soutien constant aux pressions exercées par la Commission européenne
LE QUÉBEC ET L'ENVIRONMENT
Le Québec saura faire, il ne se laissera pas faire.....il fait attention a son environment. L’accélération de la croissance démographique, la consommation effrénée des ressources de la planète de même que l’occupation du territoire par les populations humaines ont entraîné la pollution, la destruction des habitats naturels et la disparition de nombreuses espèces vivantes partout dans le monde.Le Québec n’est pas exclu de ce phénomène; le grand pingouin, l’eider du Labrador et la tourte comptent parmi les victimes récentes de ce mal planétaire. Ces oiseaux ont non seulement disparu de notre territoire, mais ils ont été exterminés de la surface de la terre, en seulement quelques années. Certaines espèces, plus chanceuses, comme le wapiti et le cygne trompette, ont disparu de notre territoire, mais subsistent en petits nombres ailleurs. De nos jours, plusieurs centaines de plantes et des dizaines d’animaux se retrouvent sur la liste des espèces en situation précaire au Québec. Afin d’endiguer ce phénomène alarmant, de nombreuses actions ont été entreprises au Québec. En 1974, le Québec adopte la Loi sur les réserves écologiques dont l’un des objectifs vise la protection des espèces menacées. En 1978, est créée la réserve écologique du Pin-rigide, soit la première réserve écologique protégeant un arbre rare. En 1981, la parc de conservation de la Gaspésie est constitué afin de sauvegarder une population distincte de caribou et son habitat. Des parcs et des réserves sont ainsi créés dans le but de protéger certains éléments exceptionnels du patrimoine naturel du Québec. Enfin, et c’est là un événement majeur, le gouvernement du Québec adopte en 1989 la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, en réaction aux menaces croissantes qui mettent en péril l’intégrité de la biodiversité du Québec et en réponse aux demandes pressantes des environnementalistes. Quelques faits de la mise en œuvre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables retiennent l’attention : La protection, un véritable enjeuLes espèces désignées ou susceptibles de l’être ont fait l’objet de multiples interventions visant à en assurer leur protection ou leur rétablissement. . Des mesures ont également été mises en place afin d’assurer la survie des espèces en difficulté: la protection des sites de nidification du pluvier siffleur, l’interdiction de la pêche et la protection de l'habitat du chevalier cuivré, l’interdiction de chasser ou de déranger les bélugas du Saint-Laurent, les campagnes annuelles d’information rappelant l’interdiction de faire le commerce de l'ail des bois, les ententes de conservation pour la protection de l'habitat du gailussaquier nain, la constitution des réserves écologiques de Pointe-Platon et Fernald, dont la création a permis la protection des colonies importantes de certaines espèces floristiques en situation précaire. Pour la faune…
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| Agents | Liens avec la déforestation |
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agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis |
- défrichent la forêt pour faire place à des cultures de subsistance et marchandes; |
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agriculteurs commerciaux |
- défrichent la forêt pour planter des cultures marchandes à l'échelle commerciale et déplacent parfois des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis qui, ensuite, s'installent sur les terrains forestiers; |
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grands éleveurs |
- défrichent la forêt pour créer des pâturages et déplacent parfois des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis qui, ensuite, s'installent sur les terrains forestiers; |
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propriétaires de troupeaux de bétail |
- la multiplication des troupeaux de bétail peut entraîner la déforestation; |
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exploitants forestiers |
- récoltent du bois d'oeuvre à l'échelle commerciale, les pistes d'exploitation sont des voies d'accès pour d'autres utilisateurs des terres; |
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planteurs d'arbres à l'échelle commerciale |
- défrichent principalement des jachères forestières ou des forêts précédemment exploitées pour créer des plantations fournissant de la fibre à l'industrie des pâtes et papiers; |
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collecteurs de bois de chauffage |
- une intensification de la collecte de bois de chauffage peut entraîner la déforestation; |
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compagnies minières et pétrolières |
- les routes et les pistes utilisées pour l'exploration sismique rendent les terres accessibles à d'autres utilisateurs, déforestation localisée liée à leurs activités |
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planificateurs de peuplements |
- relocalisation de certaines populations dans des régions boisées et projets de peuplement entraînant le déplacement de la population locale qui s'installe ensuite dans la forêt; |
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entrepreneurs de travaux d'infrastructure |
- la construction de routes et d'autoroutes traversant des régions boisées donne un nouvel accès à d'autres utilisateurs; l'inondation de terres suite à la construction de barrages hydroélectriques. |
La déforestation est le produit de l'interaction de nombreuses forces environnementales, sociales, économiques, culturelles et politiques agissant dans une région donnée. La palette de ces forces varie de décennie en décennie et de pays en pays. En conséquence, il est dangereux de généraliser. Dans la plupart des cas, la déforestation est un processus qui implique une concurrence née de la rareté des ressources entre différents utilisateurs des terres, un processus exacerbé par des politiques inadaptées et des institutions faibles. Source de richesse pour certains, elle est pour d'autres source de misère et entraîne presque toujours de sérieuses conséquences pour l'environnement.
Les facteurs favorisants sont ceux qui se combinent pour créer un environnement propice à la déforestation. Il s'agit de conditions créées par la société - actes délibérés ou conséquences de la nature humaine - qui imprègnent tous les aspects de la vie sociale et ne sont pas simplement liées à l'utilisation des terres. Ces conditions soulèvent certains des problèmes les plus systémiques et les plus difficiles à résoudre car elles entravent le progrès humain et le développement durable.Environ 4,5 milliards de personnes, c'est-à-dire 75 p. 100 de la population mondiale, habitent dans les pays en développement, et 1 000 millions d'entre elles vivent dans une extrême pauvreté. La plupart de ces pays se trouvent sous les tropiques, où la déforestation est un problème grave (FAO, 1998). En outre, on estime que 2,8 milliards de personnes vivent dans des régions rurales et dépendent de l'agriculture pour satisfaire leurs besoins essentiels. On ne sait pas exactement quel est le nombre de personnes qui assurent leur subsistance en défrichant les forêts pour y planter des cultures de subsistance, mais le chiffre le plus généralement accepté est au moins 500 millions, soit une personne sur douze à l'échelle planétaire.

Pour plus amples renseignements: http://www.rcfa-cfan.org/french/f.issues.12-5.html
Qu'est-ce qu'un risque naturel ?
Katrina Nouvelle Orlean
feux de forest



Un risque naturel implique l'exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d'origine naturelle.Tsunamie Indonésie
Qu'est-ce que le Développement Durable ?
C'est en juin 1992, au premier "Sommet de la Terre" organisé par les Nations Unies qu'est consacré le terme de "développement durable". 170 chefs d'états et de gouvernements signent un programme d'actions pour le XXIème siècle : l'Agenda 21 qui en dresse les objectifs.
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle planétaire bien évidemment.
Ce concept dégage de vastes problématiques dans tous les domaines qui touchent à l'interaction des sociétés humaines dans leur cadre de vie : développement humain, environnement et risques, économie, dépendances et solidarité.
Le développement durable est une alternative inéluctable à notre mode de développement actuel qui épuise les ressources naturelles, creuse les écarts de richesse et ampute l’avenir des générations actuelles et futures.
C’est un projet sans précédent pour l’humanité : il s’agit d’assurer l’avenir de nos civilisations sur une planète dont les ressources sont limitées.

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C'est la ratification du protocole par la Russie, en novembre 2004, qui a permis de réunir les conditions nécessaires à son entrée en vigueur 90 jours plus tard: ratification par 55 pays représentant 55 % des émissions totales de GES en 1990. Aujourd'hui, le protocole compte 141 pays adhérents.
Parmi les signataires du protocole, seuls l'Australie, la Croatie, les États-Unis, le Kazakhstan, Monaco et la Zambie ne l'ont pas ratifié.
Il existe déjà des disparités importantes entre les pays adhérents quant à l'atteinte de leurs objectifs de réduction de GES. Ainsi, entre 1999 et 2001, les 15 pays de l'Union européenne ont réduit leurs émissions annuelles de GES par rapport au niveau de 1990, alors que celles du Canada sont aujourd'hui 20 % plus élevées qu'en 1990.
Malgré les efforts importants que doivent consentir les nations industrialisées, de nombreux scientifiques considèrent que le protocole de Kyoto est nettement insuffisant pour ralentir le réchauffement du climat. Mais pour moi je trouve que cela est un début...certainement pas une fin en soit.![]()
Monsanto, suivi par quelques autres multinationales de l'industrie chimique, tentent par tous les moyens d'imposer la culture des OGM, sans aucune précaution quant aux risques irréversibles pour l'environnement, la santé et la biodiversité. Le développement des OGM n'est pour monsanto qu'un moyen supplémentaire pour supprimer l'autonomie des paysanneries locales, en rendant les paysans otages de leurs produits chimiques. Alors que les preuves de la nocivité des OGM commencent à apparaître au grand jour, Monsanto continue de réprimer violemment les citoyen-nes qui tentent d'amener un débat indispensable sur l'utilité sociale des OGM.
Confédération Paysanne, syndicat paysan victime de la répression de (saisie de leurs comptes bancaires
La fin de l'année dernière a été marquée par les découvertes successives de traces de riz transgénique interdit à la culture partout dans le monde, dans des produits commercialisés en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. En cause notamment, le LL 601, un riz OGM provenant des Etats-Unis, fabriqué par Bayer et cultivé à titre expérimental uniquement jusqu'en 2001.
Les rats nourris aux OGM présentent de graves anomalies ![]()
Confrontés à l'inquiétude de opinion publique, les comités d'experts européens sont devenus plus exigeants et des études d'alimentation sur animaux avec les OGM sont aujourd'hui parfois demandées aux industriels, mais plusieurs experts ayant autorisé les OGM sans ces tests, ne souhaitent pas les rendre obligatoires. Il apparaîtrait cependant justifié de tester les aliments à base d’OGM au minimum pendant 3 mois sur des rats avant de les offrir à 450 millions d’européens de tous âges durant leur vie entière.
Le test dit « de toxicité subchronique »
Le test consiste à nourrir deux groupes de 20 rats durant 90 jours, l'un avec des aliments à base de maïs transgénique (dans une proportion de 11 et 33%), l'autre - dit "témoin" - avec une variété de maïs génétiquement la plus proche, cultivée dans les mêmes conditions, mais non génétiquement modifiée***. L'analyse biologique de dizaines d'indicateurs sur l'ensemble des rats permet aux toxicologues de juger d'éventuels écarts significatifs en comparant les valeurs statistiques.
Ces tests représentent un coût financier très important (entre 200 000 et 800 000 euros, selon les analyses pratiquées). C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne sont ni systématisés, ni systématiquement refaits lorsque le doute s'installe, les bénéfices attendus de la vente d’une semence particulière ne permettant pas toujours d’amortir ce coût, ni celui d'expériences complémentaires en cas de résultats douteux.