LA PLANÈTE CRI...

L'OURS POLAIR

15/01/2007, 22:46 .. 0 commentaires .. Lien .. Envoyer cet article

- L'administration Bush a proposé mercredi de classer les ours polaires parmi les espèces menacées, reconnaissant pour la première fois le réchauffement climatique comme un facteur pouvant entraîner à terme la disparition d'une espèce.

L'objectif est de faire reconnaître les ours polaires "comme une espèce menacée, et de toute évidence le changement climatique est un facteur", a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable du Département de l'Intérieur, le ministère chargé notamment de la gestion des ressources naturelles.

C'est la première fois que l'avenir d'une espèce aux Etats-Unis est lié à ce point à l'évolution climatique, a-t-il ajouté.

La proposition du Département de l'Intérieur ne devrait aboutir à une décision formelle de faire des ours polaires une espèce menacée qu'au terme d'un an de consultations publiques avec des experts et des universitaires.

Le nombre d'ours polaires dans le monde est estimé à entre 20.000 et 25.000, dont 15.000 vivraient au Canada et 4.700 en Alaska, sans compter les populations de Russie, de Finlande ou de Norvège.

Depuis plusieurs années, des associations écologistes mettent en garde contre un risque que le réchauffement climatique conduise à la disparition de l'espèce.

Les températures en hausse font fondre la banquise de plus en plus tôt, diminuant d'autant le terrain et la saison de chasse des ours polaires. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) souligne qu'avec une chasse réduite, ces plantigrades ont moins de temps pour se constituer des réserves de graisse, ont faim, et leurs capacités reproductives sont diminuées.

Les ours polaires sont les plus grands carnivores terrestres, pesant de 300 à 450 kg, et remarquablement véloces malgré leur taille imposante, pouvant courir à une vitesse de 45 à 50 km/h/.

Leur fourrure blanche comme neige en fait un des animaux les plus prisés des illustrateurs et fabricants de peluches, et ils sont considérés comme un "trésor national" des Etats-Unis.

Le Département de l'Intérieur a souligné que sa décision anticipait sur des études montrant une réelle réduction du nombre d'ours polaires. "Nous n'avons pas vraiment d'études sur un déclin de la population, sauf dans un ou deux endroits", a déclaré le responsable.

Des études publiées par des associations écologistes assurent que la population d'ours polaires dans l'ouest de la Baie d'Hudson, au Canada, est passée de 1.200 individus en 1987 à 1.100 en 1995 et moins de 950 en 2004.

Le responsable gouvernemental a rappelé que ces plantigrades constituaient déjà une espèce protégée, y compris par des traités internationaux. "Il est interdit de tuer un ours polaire sans permis aux Etats-Unis", a-t-il dit.

Le projet de mesure annoncé mercredi fait suite à des poursuites engagées par trois organisations écologistes, dont Greenpeace et le Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC), qui a salué "une victoire pour l'ours polaire, et la nature entière qui est menacée par le réchauffement climatique".

"C'est le début d'un changement tectonique dans la façon dont ce pays réagit au réchauffement climatique", a assuré Kassie Siegel, une responsable du NRDC, appelant à "réduire immédiatement la pollution" à effet de serre.

Le parlementaire démocrate Ed Markey a salué la mesure prise par l'administration républicaine, estimant que si les ours polaires sont bien classés parmi les espèces menacées, "cela pourrait signaler le début de la fin d'une politique niant le réchauffement".

M. Markey a réaffirmé que le nouveau Congrès à majorité démocrate s'attacherait à promouvoir une politique beaucoup plus favorable à l'environnement que l'administration Bush, qui, dès 2001, avait refusé de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ne jongler pas avec  la planéte

Un des impacts de ce déclin réside dans l'hybridation désormais documentée entre des grizzlis de l'Alaska et des ours polaires. La température plus clémente permet au grizzli de migrer plus au nord alors que les ours blancs sont de plus en plus réduits à chasser sur les côtes, ce qui permet aux deux espèces de se côtoyer, pas toujours harmonieusement d'ailleurs.

Incapables de refaire leurs réserves de graisse comme par le passé -- la chasse aux phoques leur procurait des réserves qu'ils utilisaient plus de six mois par année --, les ours polaires affichent de plus en plus de signes de cannibalisme et d'agressivité envers les humains. Les biologistes constatent une nette diminution du poids moyen des ours polaires, causée par la difficulté, voire l'impossibilité de chasser sur la banquise dans certains secteurs où la glace se fait plus rare. Les analyses réalisées sur les jeunes ours blancs indiquent par ailleurs une baisse accentuée de leur résistance aux maladies en raison d'un poids nettement inférieur. Cette réduction de poids, critique chez les jeunes, est directement liée à la fonte prématurée de la banquise, qui disparaît maintenant trois semaines plus tôt, en moyenne, qu'il y a 30 ans, à un moment éminemment critique pour la croissance des oursons.

Et c'est sans compter la pollution toxique actuelle ou à venir car, même s'il n'y a aucune usine dans le Grand Nord canadien, de fortes concentrations de BPC et d'autres toxiques ont été relevées dans les populations d'ours polaires qui vivent près du Groenland. Ces toxiques proviennent de nos régions industrielles et migrent par les grands courants atmosphériques pour se concentrer, en définitive, dans les poissons, les phoques, puis les ours ou... les humains.

Du côté canadien, même s'il n'y a aucune usine autour de la baie James et de la baie d'Hudson, la pollution toxique pourrait croître rapidement au cours des prochaines décennies et frapper durement les espèces déjà fragiles de cette dernière grande mer encore vierge de la planète. En effet, la pollution souvent effarante que charrient certains fleuves des provinces de l'Ouest va ultimement finir par frapper la baie James et la baie d'Hudson. S'ajoute à cela la menace que fait peser sur tout le nord du Canada l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, dont la pollution acide frappe désormais le Québec sur un flanc qui était épargné par ce problème il y a 20 ans, révèlent les études fédérales. Plusieurs toxiques provenant des raffineries albertaines pourraient accompagner les molécules acides dans leur périple aérien.

Un exemple: selon un communiqué émis par la Première Nation chipewyan de l'Athabaska, une étude réalisée par la société Suncor Energy révélait l'été dernier une forte contamination à l'arsenic des orignaux des régions voisines des sites d'extraction et de raffinage des sables bitumineux. La petite communauté de Fort Chipewyan, située sur la rivière Athabaska en aval des gisements de sables bitumineux, a été estomaquée d'apprendre à la lecture de cette étude que les orignaux qu'elle chassait dépassaient de 453 fois le niveau d'arsenic jugé acceptable. Dans une communauté aux prises avec des taux alarmants d'un cancer rare, cette découverte était particulièrement troublante, d'autant plus que plusieurs autochtones se nourrissent principalement des poissons de l'Athabaska. Le gouvernement albertain a contesté les conclusions de Suncor mais sa propre étude, amorcée peu après, se fait toujours attendre, même si ses conclusions étaient promises pour l'automne.

  

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire



Perles & Co : perles, accessoires & schèmas

{ Page précédente } { Page 33 sur 33 } { Page suivante }

Infos persos

Index
Mon profil
Archives
Amis
Mon album de photos

Liens

Petition contre sacs plastique
Site d'amitié
Aide pour blogs
sites sur l'écologie
sauvons la riviere Rupert
radio
Couleur Jazz
Green peace
Radio Canada
Nicolas Hulot
Jeux
Signer Kyoto
Les O.G.M.
Helistation
Les enfants de Don quichotte
LIVRE D'OR
Ass. Vallée Arve et Griffe
Respectons notre planète
Eau secours
Sauvons Mt. Orford
FORUM
SOS Planète
Comment épargner la planète
Ornithologie
La planéte en vois de disparition
LA TERRE DU FUTUR
Radio Canada
La terre du Futur
A réfléchir

Logos & sonneries



Catégories

Quoi faire...

Articles récents

http://www.greenpeace.org/canada/fr/
A RÉFLÉCHIR...
LES SABLES BITUMINEUX DE L'ALBERTA...
LA TERRE DU FUTUR...
CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE...

Amis

harmony
boddaert

Stats visiteurs:
Depuis le 15/01/2007 : 30863
Visiteurs aujourd'hui: 63




Annuaire de blogs